24.11.2019 à 07:22

Conseil fédéralRegula Rytz est prête à se battre jusqu'au bout

La verte Regula Rytz ne se décourage pas face à la controverse que soulève le lancement de sa candidature.

Jeudi, la présidente des Verts Regula Rytz a annoncé officiellement se lancer dans la course au Conseil fédéral.

Le PDC, l'UDC et le PLR se sont prononcés contre sa candidature au Conseil fédéral, mais la verte Regula Rytz ne compte pas abandonner. Il lui reste trois semaines pour convaincre les parlementaires, lance-t-elle ainsi dans le «Matin Dimanche».

«La stabilité politique est importante en Suisse. Mais stabilité ne signifie pas immobilité», insiste la conseillère nationale bernoise de 57 ans. «Je suis prête à prendre cette responsabilité historique qu'on attend des Verts» depuis les élections législatives qui ont vu la formation devenir la quatrième force du Parlement.

Jeudi, la présidente des Verts Regula Rytz a annoncé officiellement se lancer dans la course au Conseil fédéral pour porter l'ambition de son parti le 11 décembre prochain. Elle compte attaquer un des deux sièges du PLR. Mais samedi, cette revendication a reçu un nouveau coup de frein avec le refus du groupe PDC d'auditionner l'écologiste, emboîtant le pas au PLR.

Dans le même état d'esprit, l'UDC a indiqué qu'il réélira tous les conseillers fédéraux en poste et les Vert'libéraux n'ont pas prévu pour l'heure d'informer sur la question. Seul le PS a officiellement annoncé qu'il auditionnera la candidate des Verts avant d'arrêter sa stratégie pour les élections au Conseil fédéral.

Adaptation de la formule magique

L'important ce n'est pas l'amorce mais d'atteindre son objectif, affirme Regula Rytz en substance dans un entretien avec le «SonntagsBlick». Et d'insister: ce sont les électeurs qui ont esquissé ce plan. «La question est maintenant de savoir si le Parlement va respecter cette volonté démocratique».

Samedi, le président du PDC, Gerhard Pfister, après avoir refusé de soutenir la candidate verte, a proposé de renégocier la concordance au Conseil fédéral avec les autres partis. La Bernoise réagit avec prudence à l'offre démocrate-chrétienne.

Les Verts exigent depuis les législatives l'adaptation de l'actuelle formule magique, rappelle Regula Rytz. «Si l'offre de Gerhard Pfister est sérieuse, ce dernier doit avoir une réponse avant l'élection du gouvernement».

«Des solutions rapides»

Si la conseillère nationale ne veut pas attendre quatre ans pour débarquer au Conseil fédéral, comme avait dû le faire l'UDC avant d'obtenir son 2e siège, c'est parce que «la progression des Verts est solide. Et qu'il faut agir vite». Nous n'avons plus «le temps d'attendre quatre ans avant d'influencer la politique en faveur de plus d'écologie et de la durabilité».

Si elle est élue au gouvernement, la verte l'assure «vous pouvez vous attendre à ce que je travaille pour des solutions rapides». Car le Conseil fédéral a perdu beaucoup de temps et «l'urgence climatique devient de plus en plus visible» tandis que «la pression sur l'environnement et la biodiversité est énorme».

De son côté, le chef de groupe Balthasar Glättli se montre tout aussi combatif. «Le résultat d'une course est connu une fois seulement la ligne d'arrivée passée. L'élection du Conseil fédéral a sa propre dynamique», indique-t-il à la «SonntagZeitung». Et de rappeler que ce ne sont pas les fractions qui auront le dernier mot, mais les 246 parlementaires.

Le PDC veut discuter avec les autres partis

Du côté du PDC, son président Gerhard Pfister répète son appel à mener une discussion avec tous les autres partis au sujet de la future composition du gouvernement.

Dans la «NZZ am Sonntag», il propose que le nombre de sièges de chacune des formations au Parlement serve à l'avenir de référence. Un parti obtiendrait ainsi un fauteuil au gouvernement à chaque fois que 35 de ses représentants seraient élus au sein de l'Assemblée. Selon la configuration actuelle, le PLR devrait alors céder aux Verts l'un de ses deux fauteuils au Conseil fédéral.

(ats)

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