Hockey sur glace: Reiber: «Le processus décisionnel a été respecté»
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Hockey sur glaceReiber: «Le processus décisionnel a été respecté»

Brent Reiber, chef des arbitres à la ligue, est revenu sur l'affaire du but refusé à Genève, dimanche à Lugano.

par
Grégory Beaud

Dimanche en fin d'après-midi, Genève-Servette est littéralement passé à un millimètre de la victoire à Lugano. Le puck de Tanner Richard a été sauvé sur la ligne par Grégory Hofmann. Sur la ligne ou juste derrière? Les arbitres, après une longue délibération, en sont arrivés à la conclusion que les images à disposition n'étaient pas suffisamment bonnes pour accorder le but. De quoi provoquer la colère des Genevois.

Au lendemain de cette scène qui pourrait coûter cher aux Grenat, nous avons demandé son avis à Brent Reiber, chef des arbitres et donc supérieur hiérarchique de MM. Wiegand et Dipietro.

Brent Reiber, on imagine que vous avez vu à plusieurs reprises la scène en question...

Oui très souvent. Image par image. Les mêmes que les arbitres avaient à disposition.

Et quelle est votre conclusion?

Que le processus décisionnel a été parfaitement respecté. Les arbitres ont pris une décision sur l'action en direct. Ensuite il y a une discussion entre les quatre avant d'aller regarder les images. Dans ce cas, seul un homme était proche de l'action. La vidéo n'a pas été jugée concluante pour déterminer que le puck avait intégralement traversé la ligne de but.

Dès lors n'auraient-ils pas dû s'abstenir de prendre une décision puisqu'objectivement on ne peut pas être sûr, à vitesse réelle?

Au contraire! Nous leur demandons d'avoir un avis sur la glace. Je vous donne un exemple. Si les arbitres sur la glace ne prennent pas de décision et vont voir les images... et que le système informatique lâche. Que font-ils? Ce n'est pas un risque que nous devons prendre. Vous savez, nous avons de nombreux meetings avec les arbitres. A chaque fois nous passons une heure ou deux à discuter de la vidéo et de la bonne manière d'utiliser les images à disposition. C'est pourquoi je suis satisfait de la manière dont les arbitres ont agi dans ce cas.

Ne trouvez-vous pas que les images à disposition ne sont pas suffisamment bonnes?

C'est un débat qui revient fréquemment. Mais pour être honnête avec vous, cela ne fait pas partie de ma juridiction. Ce sont aux clubs de de décider, pas aux arbitres. Mais il est vrai que cela peut paraître frustrant dans un cas comme celui-ci.

Au même moment, le match entre Zurich et Berne a également été émaillé par un hors-jeu où les images n'étaient pas de suffisamment bonne qualité pour prendre une décision. N'avez-vous pas peur que le produit se discrédite?

Des solutions existent. Pour les deux cas dons nous parlons, des caméras dans les montants des buts ainsi que sur les deux lignes bleues pourraient aider, c'est une évidence. Est-on prêts à investir pour s'équiper? Certains disent que cela ne concerne que quelques cas par saison. Selon les statistiques, il y a environ 50 coaches challenge par saison dont 30% où les images ne sont pas jugées suffisamment bonnes pour prendre une décision. Je comprends que cela puisse faire réfléchir.

Comprenez-vous la colère des Genevois?

Bien sûr que je la comprends. Je comprends aussi que l'on puisse se dire: «il semble que le puck est vraiment entré». On a le droit d'avoir cette interprétation des images. Mais d'un point de vue arbitral, on ne peut pas prendre une décision sur un sentiment ou une intuition. Selon les images à disposition, on n'arrive pas à dire à 100% si le puck est rentré. Je maintiens donc que le processus a été correctement appliqué.

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