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FranceRejet en appel pour un ancien militant libanais

Georges Ibrahim Abdallah de la Fraction armée révolutionnaire libanaise avait été condamné à la réclusion à la perpétuité pour des actes terroristes.

Des manifestations ont eu lieu, notamment le 20 février 2015 devant l'ambassade de France à Beyrouth.

Des manifestations ont eu lieu, notamment le 20 février 2015 devant l'ambassade de France à Beyrouth.

AFP

La chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a rejeté ce jeudi 26 février 2015 l'appel formé par l'ancien militant révolutionnaire libanais Georges Ibrahim Abdallah après le rejet d'une demande de libération, a indiqué son conseil. L'avocat, Me Jean-Louis Chalanset, a indiqué que son client allait se pourvoir en cassation.

Pour la neuvième fois

Le 5 novembre, le tribunal d'application des peines avait refusé, pour la neuvième fois, de remettre en liberté l'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), décision dont son avocat avait fait appel. Pour lui, la décision de la cour d'appel est «très régressive» dans ses motivations, par rapport à celles rendues précédemment.

Une nouvelle fois, la demande a été déclarée irrecevable au motif que Georges Ibrahim Abdallah n'avait pas fait préalablement l'objet d'un arrêté d'expulsion. Mais la cour d'appel a ajouté à cet argument le fait que l'ancien militant «ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné» et rappelé qu'il n'avait pas indemnisé les ayant-droit des victimes, a expliqué Me Chalanset.

Assassinats de deux diplomates en 1982

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, l'ex-chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) avait été condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Ray et l'Israélien Yacov Barsimantov.

Georges Ibrahim Abdallah, chrétien libanais de 62 ans, a donc déjà présenté neuf demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées. En 2012, une décision favorable avait été rendue par le juge d'application des peines, puis en appel, mais la Cour de cassation avait finalement déclaré la demande irrecevable.

(AFP)

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