Etats-Unis: Relation «constructive» avec Moscou
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Etats-UnisRelation «constructive» avec Moscou

Trump a résumé sur Twitter sa rencontre avec Poutine. S'attirant les foudres de son propre camp il a en partie rétropédalé.

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Le Pentagone a accepté une rallonge pour le mur voulu par le président américain à la frontière avec le Mexique. (Jeudi 13 février 2020)

Le Pentagone a accepté une rallonge pour le mur voulu par le président américain à la frontière avec le Mexique. (Jeudi 13 février 2020)

Keystone
Le républicain Mitt Romney a voté en faveur de la destitution du président américain, mais Donald Trump a été acquitté des accusations à son encontre. (Jeudi 6 février 2020)

Le républicain Mitt Romney a voté en faveur de la destitution du président américain, mais Donald Trump a été acquitté des accusations à son encontre. (Jeudi 6 février 2020)

Keystone
Le président américain Donald Trump a effectué une visite surprise aux troupes basées en Afghanistan. (Jeudi 28 novembre 2019)

Le président américain Donald Trump a effectué une visite surprise aux troupes basées en Afghanistan. (Jeudi 28 novembre 2019)

AFP

«Il est temps d'aller de l'avant et de travailler de manière constructive avec la Russie», a tweeté dimanche Donald Trump. Il a ajouté que son homologue russe Vladimir Poutine avait «nié catégoriquement» s'être mêlé de l'élection présidentielle étasunienne de 2016. Des élus américains se sont dit sceptiques.

De retour d'un voyage de quatre jours en Europe, au cours duquel il a rencontré pour la première fois son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump a plaidé, via son compte Twitter, pour l'ouverture d'un nouveau chapitre des relations russo-américaines, tout en cherchant à préserver une image de fermeté vis-à-vis du président russe.

«Rien ne sera fait», concernant les sanctions imposées à la Russie, «jusqu'à ce que les problèmes ukrainien et syrien soient résolus», a averti le président étasunien.

Poutine «fermement interrogé»

Concernant l'autre dossier qui empoisonne les relations entre la Russie et les Etats-Unis, à savoir l'ingérence russe dans le dernier scrutin présidentiel américain, Donald Trump a également semblé vouloir oublier le passé pour se concentrer sur l'avenir.

Dans un premier temps, il a assuré avoir «fermement interrogé le président Poutine à deux reprises sur son intervention dans notre élection», ajoutant que le président russe avait «catégoriquement nié».

Mais l'Américain a aussi indiqué dimanche sur Twitter avoir évoqué avec Vladimir Poutine la création d'une «unité de cybersécurité impénétrable», apparemment conjointe aux Etats-Unis et à la Russie.

«Un prix à payer»

L'idée a glacé Washington, à tel point que le président a rétropédalé, quelques heures plus tard.

«Le fait que le président Poutine et moi avons discuté d'une unité de cybersécurité ne signifie pas que je pense que cela peut se faire. Ce n'est pas possible», a écrit le président américain sur Twitter.

«Collaborer avec Poutine sur une 'unité de cybersécurité' revient à collaborer avec Assad sur une 'unité sur les armes chimiques'», lui avait notamment opposé, sur le même réseau social, le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio.

«Je suis sûr que Vladimir Poutine pourrait être d'une grande aide dans cette initiative», avait aussi ironisé quelques heures auparavant le sénateur républicain John McCain, sur la chaîne CBS, «dans la mesure où c'est lui qui pirate». «Il est temps d'aller de l'avant, oui, mais il y a un prix à payer», avait-t-il ajouté.

Une nouvelle proposition est également en débat au Congrès concernant de nouvelles sanctions visant la Russie.

Washington, qui accuse Moscou de soutenir les rebelles séparatistes dans l'est de l'Ukraine, a renforcé le 20 juin ses sanctions imposées depuis 2014 dans ce dossier. Et le 29 décembre 2016, Barack Obama a adopté des sanctions liées à l'ingérence russe dans le processus électoral.

Entretien «désastreux»

Donald Trump «semble vouloir pardonner à Poutine et oublier», a regretté le sénateur républicain Lindsay Graham, qualifiant l'entretien entre les deux hommes de «désastreux».

«Il fait du tort à sa présidence en n'acceptant pas le fait que Poutine est un type mauvais qui essaye de saper notre démocratie», a appuyé le sénateur, qui tout républicain qu'il soit, n'en critique pas moins régulièrement le nouveau président.

«Plus vous faites ça», a-t-il mis en garde Donald Trump, «plus les gens vont être suspicieux sur vos liens avec la Russie.»

WATCH: Sen. @LindseyGrahamSC responds to Trump's call to work with Russia, saying it's not the dumbest idea "but it's pretty close." #MTPpic.twitter.com/8eK1y7A25a— Meet the Press (@MeetThePress) 9 juillet 2017

(ats)

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