Remplacer Sommaruga par Maurer? La proposition passe mal

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Crise énergétiqueRemplacer Sommaruga par Maurer? La proposition passe mal

L’UDC souhaite qu’Ueli Maurer reprenne le dossier de la crise énergétique, estimant que Simonetta Sommaruga le gère mal. Aucun parti ne soutient cette idée jugée «populiste».

par
Christine Talos
Tous les partis refusent la rocade proposée par l’UDC.

Tous les partis refusent la rocade proposée par l’UDC.

Tamedia AG

Remplacer Simonetta Sommaruga par Ueli Maurer? L’idée du chef du groupe parlementaire UDC de défaire la ministre de l’Environnement, qui ferait mal son travail, du dossier de la crise énergétique pour le confier au ministre UDC des Finances, passe très mal auprès des autres partis politiques.

«Avec Ueli Maurer, rien n’irait mieux dans ce dossier», critique ainsi Jürg Grossen (Vert’lib/BE) dans le «Tages-Anzeiger» mercredi. «Sans la stratégie énergétique 2050, que l’UDC considère comme un échec, la dépendance serait encore plus grande et la sécurité d’approvisionnement moins bonne», estime le Bernois, car elle contient des éléments importants pour le développement du photovoltaïque et de l’énergie hydraulique, dit-il.

«L’UDC veut détourner l’attention de ses propres échecs», assène de son côté le chef du groupe socialiste aux Chambres, Roger Nordmann. La situation actuelle montre que la Suisse doit devenir le plus rapidement possible indépendante des énergies fossiles, pour augmenter la sécurité de son approvisionnement. Ce qui ne peut se faire que grâce à des investissements publics dans des projets d’énergie verte, rappelle-t-il. Or l’UDC a toujours bloqué le tournant énergétique, critique-t-il, et ce en raison de sa proximité avec les milieux pétroliers, selon lui.

Critiques aussi à l’encontre de Parmelin

Au Centre, son président Gerhard Pfister ne participera pas non plus à l’attaque contre Simonetta Sommaruga. Pareil chez les Verts. Pourtant la cheffe du groupe, Aline Trede, avait critiqué le manque de stratégie globale de la Bernoise et exigé du changement. Mais elle proposait de le faire après les élections fédérales. Elle accuse ainsi Thomas Aeschi de «populisme». Et de pointer en outre que l’approvisionnement en énergie du pays relève des compétences du département de l’UDC Guy Parmelin…

Un avis partagé par Thierry Burkart, le président du PLR. Qui constate, lui, que jusqu’ici «on n’a pas encore beaucoup vu le Vaudois s’attaquer à la crise». Pas question non plus pour lui de rocade au sein du gouvernement. C’est au Conseil fédéral d’en décider», rappelle-t-il. L’UDC recueille toutefois un faible soutien au sein du PLR. À l’image du conseiller national Christian Wasserfallen qui estime aussi que la stratégie énergétique a échoué et que le dossier devrait passer en mains bourgeoises. Mais la faute en revient en premier lieu à Doris Leuthard, estime-t-il, puisque c’est l’ancienne conseillère fédérale qui avait construit cette stratégie avant Simonetta Sommaruga. 

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