Formule 1: Rendez-vous à Hanoï!
Publié

Formule 1Rendez-vous à Hanoï!

Cette fois, c’est officiel: un Grand Prix se tiendra dans les rues de la capitale du Vietnam en 2020. Le symbole du communisme passe aux mains du capitalisme le plus mercantile!

par
Luc Domenjoz

----------

Hanoï 2020

Cette semaine, Liberty Media, la société qui détient les droits commerciaux de la Formule 1, a confirmé la tenue d’un Grand Prix dans les rues de Hanoï dès 2020.

A priori, le tracé a l’air assez intéressant, avec de nombreuses lignes droites en plein centre de la capitale vietnamienne. Mais pour ce Grand Prix, la question n’est pas tellement de débattre des points de freinage et des appuis aérodynamiques. Jusqu’en 1975, près de deux millions de Vietnamiens sont morts dans une guerre contre les Etats-Unis, puis une guerre civile qui voulait unifier le pays et y imposer le communisme.

Quarante-cinq ans après la fin des hostilités, comme un pied de nez à ce drame, Hanoï va donc accueillir le plus capitaliste des sports, celui grâce auquel certains pilotes gagnent plus de 50 millions de francs par an, et où la plus petite écurie engouffre plus de 100 millions pour faire rouler deux voitures le dimanche après-midi.

Il vaudrait mieux éviter de fréquenter les cimetières quand ce Grand Prix aura lieu: Hô Chi Minh, son successeur, le terrible Lê Duân et tous les morts tombés pour imposer le communisme au Vietnam auront largement de quoi se retourner dans leurs tombes.

----------

Racing point dans le top 4

Cet été, l’écurie Force India a été mise en faillite, notamment suite à l’intervention de son propre pilote, Sergio Perez, à qui l’équipe devait des primes et qui espérait par cette manœuvre en récupérer la propriété.

Finalement, c’est un consortium mené par Laurence Stroll, le père de Lance, qui a repris Force India, la baptisant dès lors « Racing Point Force India » (son nom est appelé à changer à nouveau cet hiver).

Laurence Stroll et ses associés ne sont pas milliardaires pour rien: un sponsor de l’écurie a révélé hier qu’en 2019, l’équipe basée à Silverstone verra son budget tripler, pour entrer dans le club fermé des écuries dépensant plus de 300 millions d’Euros par an.

Le but avoué est de la faire entrer au sein du « top 4 », des quatre plus grandes écuries, avec Mercedes, Ferrari et Red Bull. Ce n’est pas gagné: si personne (même pas ses patrons) ne sait exactement combien dépense Renault, l’écurie française ne doit pas être loin de faire partie elle aussi du club des 300 millions, si elle n’y est déjà.

En 2019, la place de quatrième écurie du paddock est visée par beaucoup d’équipes, dont Haas et Sauber. Les places vont être chères, au propre comme au figuré.

----------

Papa Lewis

Lewis Hamilton se montre paradoxalement aussi discret que répandu au sujet de sa vie privée: sur ses réseaux sociaux, il ne cesse de s’afficher dans son ranch du Colorado, ou aux bras de vedettes de la chanson et de la mode.

Rien, par contre, sur ses sentiments amoureux depuis sa rupture avec sa fiancée Nicole Scherzinger, la chanteuse du groupe Pussycat Dolls, qui était nettement plus âgée que lui et qui était davantage son idole de jeunesse que sa véritable fiancée.

A São Paulo, pourtant, ce week-end, le champion du monde fraîchement titré a expliqué qu’il souhaitait avoir lui aussi des enfants, mais pas tant qu’il pilotera en F1 - alors que nombre de ses adversaires, tels Sebastian Vettel ou Kimi Räikkönen, viennent d’avoir plusieurs enfants. « Je ne crois pas que je puisse être un bon père et en même temps le meilleur pilote du monde », justifie-t-il. « Au travail, je ne penserais qu’au moment de rentrer à la maison, alors qu’aujourd’hui je peux rester avec mes ingénieurs et prendre mon temps. Et je ne veux pas que mes enfants deviennent pilotes. Ce serait trop facile pour eux, en raison de leur nom. Et puis, je ne veux plus être impliqué dans ce sport pendant des années et des années, je veux faire autre chose un jour. Pour le moment, j’investis mon argent. J’investis énormément dans les meilleurs projets qu’on me propose, et Dieu sait qu’on m’en propose beaucoup, tous les jours! »

Votre opinion