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Hockey sur glaceRené Fasel: «A l'intérieur, ça bouillonnait»

Face aux caméras, le président fribourgeois de la Fédération internationale est demeuré impassible lorsque la Suisse s'est qualifiée pour la finale. «Un vieux réflexe d'arbitre», rigole-t-il.

par
Emmanuel Favre
Keystone

René Fasel, vous êtes le président de la Fédération internationale (IIHF). Quel est le montant du chèque qui sera versé à la nation championne du monde 2013?

Le chiffre est secret...

Un ordre de grandeur?

Disons que l'IIHF verse quelque 7 millions de francs à l'ensemble des 16 Fédérations nationales présentes à ces Mondiaux.

Hier soir, quand la Suisse s'est hissée en finale, vous sembliez impassible!

Un vieux réflexe d'arbitre, sans doute (rires). Mais, à l'intérieur, ça bouillonnait.

Comment ce formidable parcours de l'équipe de Suisse est-il perçu en haut lieu?

Le respect pour cette équipe est incroyable. Les présidents de Fédérations nationales n'arrêtent pas de me féliciter. Hier soir encore, des dirigeants russes et canadiens m'ont appelé pour me faire part de leur plaisir à voir jouer cette équipe.

Le mot «équipe», justement, a rarement été aussi adéquat, non?

Tout à fait. Je tire un grand coup de chapeau à Sean Simpson. Il ne joue pas, mais c'est lui qui a réussi à créer cette union. Respect, vraiment respect.

En Suisse, la ferveur pour cette équipe est incroyable. Le percevez-vous depuis la Suède?

J'ai eu plusieurs commentaires qui vont dans le même sens, effectivement. Il faut savourer ces moments. Quand le sport permet de fédérer autant de monde, c'est génial. D'ailleurs...

Oui...

D'ailleurs, je ne me peux pas m'empêcher d'avoir un regret.

Lequel?

Je pense que si les Grisons votaient aujourd'hui pour une candidature olympique, le résultat des urnes serait probablement positif... Le sport a cette faculté de réunir les gens autour d'un projet.

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