16.02.2014 à 18:43

MétéoRépit sur le front des intempéries au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni connaît un répit sur le front des intempéries, après avoir essuyé deux tempêtes en quelques jours. Quelque 5000 militaires restent sur le qui-vive en prévision de nouvelles pluies dès lundi.

Une route inondée à Runnymede, au sud-ouest de Londres.

Une route inondée à Runnymede, au sud-ouest de Londres.

AFP

Selon l'agence pour l'environnement britannique, la situation générale «commence à s'améliorer avec le niveau des rivières qui se stabilise». Mais les eaux pourraient encore monter dans quelques régions inondées.

«En raison d'une météo sans précédent ces dernières semaines, il est nécessaire d'inspecter, en un temps record, le système de protection contre les inondations en Angleterre», a encore estimé l'agence.

Le ministre de la Défense, Philip Hammond, a ainsi annoncé dimanche que les militaires allaient procéder à une «inspection rapide» dans un délai de cinq semaines, à compter du 24 février. Plus de 3000 militaires ont été mobilisés pour venir en aide aux victimes des inondations et pour protéger maisons et digues. Cinq mille restent prêts à intervenir, a-t-il ajouté.

Quatre morts

Onze mille foyers étaient encore privés d'électricité dimanche, contre 140'000 la veille au matin, selon la compagnie Energy Networks Association (ENA).

Au total «près d'un million de clients ont été affectés par les dégâts causés par les terribles tempêtes de la semaine écoulée. Parmi les pires dégâts jamais enregistrés depuis des décennies», a estimé ENA sur son compte Twitter.

Quatre personnes ont été tuées cette semaine dans les intempéries au Royaume-Uni. Le pays essuie depuis décembre une série exceptionnelle de tempêtes.

Tirer les leçons de la crise

Samedi la tempête Ulla a frappé durement: des dizaines de milliers de foyers privés d'électricité entre le Royaume-Uni et la France, de fortes perturbations dans les transports et des glissements de terrain.

Le premier ministre britannique David Cameron a visité Chertsey, un village à l'ouest de Londres, où les soldats aidaient les habitants à se préparer à la montée des eaux en érigeant des barrages de sacs de sable. Interrogé une nouvelle fois par la presse sur le retard pris par les autorités britanniques pour intervenir, M. Cameron a assuré qu'il allait «tirer les leçons» de la crise le moment venu.

Le leader de l'opposition travailliste Ed Miliband a mis en cause le changement climatique à l'origine de ces intempéries. Il a appelé le gouvernement à considérer le réchauffement de la planète comme une «question de sécurité nationale», dans une interview publiée dimanche par le journal «The Observer».

Portugal aussi touché

En France, environ 10'000 foyers étaient encore sans courant dimanche en fin d'après-midi en Bretagne, selon Electricité Réseau Distribution France (ERDF). Au total, 115'000 clients avaient été touchés au plus fort de la tempête. ERDF prévoit un rétablissement du réseau à 100% lundi.

La ligne de chemin de fer Brest-Quimper devait en principe rester fermée ce week-end, des dizaines d'arbres étant tombés sur la voie.

Touché aussi, le Portugal a été balayé par des vents violents et des précipitations. Des vagues puissantes ont envahi plusieurs établissements et maisons en bord de mer. Des plages du sud de Lisbonne et des environs d'Ovar (nord) ont été interdites d'accès.

Sept districts dans le nord et le sud du Portugal étaient samedi en alerte orange, le deuxième plus élevé des quatre niveaux, en raison de la forte houle en mer, de vents violents et de la pluie.

Les intempéries ont aussi entraîné samedi l'annulation de plusieurs vols et la fermeture d'une dizaine de routes de montagne sur l'archipel portugais de Madère, ont indiqué les services de secours. Plusieurs passagers retenus dans leurs voitures bloquées par la neige tombée dans le centre de l'île de cet archipel touristique ont dû être secourus dans l'après-midi.

(ats)

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