19.02.2016 à 10:06

GuerreReprendre les discussions sur la Syrie le 25 est «irréaliste»

Alors que les espoirs de trêve sont quasi nuls, l'émissaire des Nations unies estime difficile d'envisager des discussions le 25 février à Genève.

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Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)

Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)

Keystone
Pour la première fois depuis 2012, un convoi humanitaire, composé de 37 camions, est parvenu à ravitailler les villes de Zamalka et Erbine dans les environs de Damas en Syrie.

Pour la première fois depuis 2012, un convoi humanitaire, composé de 37 camions, est parvenu à ravitailler les villes de Zamalka et Erbine dans les environs de Damas en Syrie.

Keystone
Des rebelles syriens ont progressé en direction d'une importante ville frontalière avec l'Irak. Ils se sont emparés d'une petite base aérienne tenue par l'Etat islamique (EI). (Image d'illustration, 13 mars 2014)

Des rebelles syriens ont progressé en direction d'une importante ville frontalière avec l'Irak. Ils se sont emparés d'une petite base aérienne tenue par l'Etat islamique (EI). (Image d'illustration, 13 mars 2014)

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Staffan de Mistura s'est exprimé dans un entretien au quotidien suédois Svenska Dagbladet. L'émissaire est sceptique concernant la date de reprise des discussions sur la Syrie à Genève.

«Je ne peux pas de façon réaliste convoquer de nouvelles discussions à Genève le 25 février, mais nous avons l'intention de le faire bientôt», a-t-il déclaré. «Nous avons besoin de 10 jours pour nous préparer et envoyer les invitations. Les discussions (...) peuvent être couronnées de succès si l'aide humanitaire se poursuit et si nous obtenons un cessez-le-feu».

Les discussions indirectes entre les délégations du régime et de l'opposition syriens avaient été suspendues le 3 février, jusqu'au 25, faute d'avancées après moins d'une semaine d'échanges à Genève. M. de Mistura doit rendre compte mercredi prochain au Conseil de sécurité de l'ONU de ses efforts de médiation.

Espoirs de trêve quasi nuls

A Munich la semaine dernière, le Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) qui rassemble 17 pays et trois organisations multilatérales - dont les Etats-Unis, la Russie, l'Iran, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Union européenne et l'ONU - était parvenu à un accord sur une cessation des hostilités «d'ici à une semaine».

Mais les espoirs d'une trêve sont désormais quasi nuls avec la poursuite des bombardements turcs et l'appui aérien accru des Russes au régime syrien. La Turquie a en outre plaidé mardi pour une intervention militaire terrestre avec ses alliés.

De son côté, l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a mis en garde vendredi le président syrien Bachar el-Assad contre ses projets de reconquérir toute la Syrie, qui nuisent selon lui aux efforts diplomatiques russes en vue d'un cessez-le-feu.

(ats)

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