Publié

Industrie automobileRésultat en baisse pour Fiat avant la fusion avec Chrysler

Le constructeur automobile italien Fiat a enregistré une importante baisse de son résultat net au 2e trimestre. Mais le groupe italien a confirmé ses objectifs 2014 à la veille de sa fusion définitive avec sa filiale américaine Chrysler.

Le bénéfice net du 2e trimestre 2014 pour le groupe Fiat s'est établi à 197 millions d'euros (240 millions de francs), en baisse de 54,7% par rapport à 2013. Un recul à mettre sur le compte d'un moindre bénéfice opérationnel et d'une augmentation de la charge fiscale aux Etats-Unis, précise-t-il dans un communiqué.

Parallèlement, le chiffre d'affaires sur la même période est en hausse de 5% à 23,3 milliards d'euros.

Stabilisation en Europe

Le bénéfice opérationnel (EBIT) a baissé de 10,4% à 961 millions d'euros, avec des fortunes diverses selon les régions: l'ebit de la zone dite «Nafta» (Amérique du Nord) a ainsi reculé de 18,4% à 598 millions et celui de la région «Latam» (Amérique latine) a chuté de 72,3% à 62 millions d'euros.

A l'inverse, le résultat de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) est presque revenu à l'équilibre, à -6 millions d'euros (contre -69 millions). Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, a jugé «encourageante» la «stabilisation» du marché européen. Dans le secteur des voitures de luxe (Maserati, Ferrari), le bénéfice opérationnel a bondi de 58% à 166 millions.

La dette de Fiat a diminué de 300 millions sur le trimestre, s'établissant à 9,7 milliards d'euros.

Fiat, dont les résultats incluent ceux de sa désormais filiale à 100% Chrysler, a par ailleurs confirmé ses prévisions annuelles. Il table sur un bénéfice net compris entre 600 et 800 millions d'euros et sur un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 93 milliards d'euros en 2014. Le bénéfice opérationnel est attendu entre 3,6 et 4 milliards d'euros et la dette se situerait entre 9,8 et 10,3 milliards d'euros.

Ces chiffres ont malgré cela déçu les investisseurs: à la Bourse de Milan, le titre Fiat cédait environ 1% en milieu d'après-midi, dans un marché en baisse.

Assemblée générale

Fiat, qui a racheté en janvier les parts qui lui manquaient dans Chrysler, a convoqué pour vendredi ses actionnaires à son siège de Turin. Ils seront invités à voter en faveur d'une fusion totale des deux groupes, laquelle devrait intervenir dans la foulée, avec une cotation prévue de la nouvelle entité, rebaptisée Fiat Chrysler Automobiles (FCA) à Wall Street à l'automne. Sauf surprise, le projet devrait être validé sans difficulté.

La nouvelle FCA, qui s'apprête à transférer son siège historique de Turin, où il a été fondé il y a 115 ans, aux Pays-Bas, s'est une nouvelle fois défendue de vouloir pour autant abandonner l'Italie.

«Les activités italiennes et l'engagement envers l'Italie demeurent inchangés», a indiqué le groupe dans un document publié cette semaine à l'intention des actionnaires appelés à voter vendredi. «Nombre des motifs du transfert aux Pays-Bas sont liés à l'environnement juridique néerlandais et cette décision ne traduit pas une intention de réduire les activités industrielles de Fiat en Italie».

La fusion, dont l'achèvement est attendu d'ici à la fin de l'année, devrait donner au groupe «davantage de flexibilité pour lever des capitaux ou pour faire des acquisitions ou des investissements stratégiques à l'avenir», souligne le document. Fiat a récemment démenti des négociations de fusion avec ses concurrents allemand Volkswagen et français PSA.

(ats)

Ton opinion