07.07.2020 à 14:27

Retours de zones à risques: l'OFSP compte sur l'esprit citoyen

Covid-19

Les mesures de la Confédération imposées aux voyageurs qui reviennent de régions à risques d'infection au Covid-19 restent aléatoires.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) admet qu'il est difficile de s'assurer que chacun respecte la règle de s'annoncer comme rentrant d'une zone à risques. En particulier au passage des frontières terrestres.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) admet qu'il est difficile de s'assurer que chacun respecte la règle de s'annoncer comme rentrant d'une zone à risques. En particulier au passage des frontières terrestres.

Keystone

Les contraintes édictées par le Conseil fédéral aux voyageurs de retour de zones à risques d'infection au coronavirus ne sont pas simples à mettre en oeuvre. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne peut s'en remettre qu'à la bonne volonté des citoyens et aux éventuelles dénonciations de tiers.

Engagement oral

Lorsqu'une personne rentre d'un des 30 pays listés comme problématiques par la Suisse, les douanes sont tenues de lui rappeler ses obligations, à savoir s'annoncer auprès des autorités de son canton dans les 48 heures. L'intéressé doit simplement s'engager oralement qu'il s'exécutera.

Interrogé sur la difficulté à mettre en oeuvre cette pratique et à repérer les voyageurs concernés, l'OFSP admet qu'il est difficile de s'assurer que chacun respecte la règle. Il n'y a pas de moyen de s'assurer que toutes les personnes concernées se sont annoncées, indique-t-il dans une réponse écrite à Keystone-ATS.

Impossible aux frontières terrestres

Les contrôles systématiques aux frontières terrestres ne sont pas possibles. En revanche pour les arrivées par avion, les coordonnées des passagers sont prises durant le vol et les passagers reçoivent des informations. Une approche similaire pour les transports par bus est envisagée.

L'OFSP compte sur l'esprit citoyen de la population et, pour les indécis, sur l'effet dissuasif de la contravention. Quiconque se soustrait à la quarantaine de dix jours peut être puni d'une amende d'un montant maximum de 10'000 francs ou allant jusqu'à 5000 francs en cas de négligence. Les cantons sont responsables de la poursuite pénale, selon l'OFSP.

Dispositif à réviser?

«Il ne faut, par ailleurs, pas sous-estimer l'effet du contrôle social. Une personne qui revient d'une région à risque n'est en général pas la seule à le savoir. Sa famille, son entourage, son employeur sont ainsi potentiellement au courant», écrit l'OFSP. La quarantaine est l'une des mesures les plus efficaces pour casser les chaînes de transmission de la maladie, rappelle l'office. La Confédération est toutefois prête à réviser son dispositif si nécessaire.

(ats)

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