03.02.2016 à 08:59

SuisseRetraite: une étude pousse à plus de réformes

UBS s'immisce dans le débat sur les retraites, avec une étude qui estime que le financement de l'AVS n'est assuré que pour quelques années.

(Photo d'illustration).

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Keystone

Tant la réforme de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral que celle soutenue par le Conseil des Etats vont dans le bon sens. Mais aucun de ces projets ne constitue la panacée, selon UBS qui publie sa propre étude.

Ces deux projets n'assurent le financement de l'AVS «que pour quelques années», indique mercredi UBS dans un communiqué. Le numéro un bancaire helvétique a comparé, en collaboration avec le Centre de recherche sur les contrats entre générations de l'Université de Fribourg-en-Brisgau (D), les perspectives à long terme du système de prévoyance vieillesse sur la base des deux projets présentés sous la Coupole.

Milliards de déficit

Aux yeux de ces spécialistes, la version du Conseil fédéral et celle du Conseil des Etats produisent d'ici 2030 des effets très similaires sur la situation financière de l'AVS. A plus long terme, le déficit de l'AVS se résorbe davantage avec le projet du gouvernement. Il atteint 482 milliards, contre 654 milliards en cas d'application du projet du Conseil des Etats.

Pour mémoire, la Chambre des cantons a décidé en septembre dernier que tous les nouveaux rentiers recevraient 70 francs de plus par mois. Ce «bonus AVS» est jugé «particulièrement inquiétant» par UBS, pour qui le projet du Conseil des Etats favorise davantage les actifs proches de la retraite.

Indexation moins forte des rentes

«Une distribution intergénérationnelle plus équitable serait réalisable par une indexation moins forte des rentes sur l«évolution des salaires et des prix, au moins temporairement», préconise Veronica Weisser, experte en prévoyance chez UBS. L'établissement bancaire suggère également de relever l'âge de la retraite «en conséquence» pour répondre à l'allongement de l'espérance de vie.

A l'inverse, «une hausse des impôts et des cotisations ne fait qu«alourdir la charge à porter par les générations jeunes et futures», selon Veronica Weisser.

Pour les nouvelles générations, UBS juge «crucial» que la réforme de la prévoyance vieillesse soit mise en oeuvre. Et pour ces jeunes, la prévoyance privée n'en prendra que plus d«importance, souligne la banque, également présente sur ce marché.

(ats)

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