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MeurtreRetrouvée morte dans une forêt

Les restes du corps de Nicole, une retraitée genevoise disparue depuis 2015, ont été découverts lundi en France voisine. L’un de ses voisins d’immeuble est passé aux aveux.

par
Valérie Duby
Ancienne secrétaire, la retraitée avait disparu de son appartement de l’avenue du Bois de la Chapelle à Onex (GE) en février 2015.

Ancienne secrétaire, la retraitée avait disparu de son appartement de l’avenue du Bois de la Chapelle à Onex (GE) en février 2015.

Police cantonale genevoise-Maxime Schmid

Elle avait disparu de son domicile onésien au mois de février 2015 sans emporter «Fripouille», son chat, retrouvé dans le local poubelle de son immeuble. Le corps de Nicole, qui aurait aujourd’hui 75 ans, a été découvert lundi dans une forêt de la région de Nantua, en France voisine, comme l’a révélé hier le site Internet de la Tribune de Genève. «Une opération a été menée sous la direction du Ministère public genevois et la gendarmerie française a apporté son appui», confirme Henri Della Casa, porte-parole du Ministère public genevois.

Hier, un ex-voisin d’allée de Nicole, un Portugais de 51 ans, ancien nettoyeur et maçon devenu cantonnier, est enfin passé aux aveux, mais évoquant un «accident». Cet homme avait été arrêté quelques semaines après la disparition de la retraitée, ancienne secrétaire, célibataire et sans enfants. Il était d’ores et déjà prévenu de séquestration et enlèvement, voire de meurtre, de vols, d’escroquerie, notamment. Il était le dernier à avoir vu Nicole vivante – et pour cause – mais n’avait jamais avoué son rôle dans sa mort, expliquant avec aplomb aux enquêteurs que sa voisine, un peu dépressive, avait émis le désir d’aller vivre sous le soleil de la Côte d’Azur. Un «projet» auquel la sœur de la victime, qui vit à Paris, n’avait jamais cru.

Au domicile de la septuagénaire, avenue du Bois-de-la-Chapelle, la brigade de police technique et scientifique avait retrouvé l’ADN du Portugais. Normal, avait-il répondu aux policiers, il se rendait souvent chez sa voisine dont il s’était rapproché au fil des mois, devenant une sorte d’homme à tout faire mais aussi un confident. Un ami. C’est lui qui avait offert «Fripouille» à la retraitée.

Le mobile? Pécuniaire sans doute. Le 5 février 2015, la victime a retiré de son compte 40 000 euros. Une somme qui n’a jamais été retrouvée. Nicole disparaissait juste après mais ses comptes étaient encore «ponctionnés» de près de 10 000 francs. Au domicile du prévenu, ou encore dans sa maison de vacances au Portugal, des bijoux appartenant à la victime, ainsi que ses lunettes, son porte-monnaie et sa veste ont été retrouvés. Hier, devant le procureur, le Portugais a été confronté à ses mensonges. «Si on a pu le confondre, c’est grâce au travail extraordinaire de la brigade criminelle et du Ministère public», a réagi Me Lorella Bertani. Pour l’avocate de la sœur de la victime, l’homme continue toutefois de «ne pas dire la vérité sur un certain nombre de points». «Je ne crois absolument pas à la thèse de l’accident», conclut Me Bertani.

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