Actualisé 09.12.2016 à 19:03

Guerre civile en SyrieRéunion à Genève pour sauver Alep

Une réunion rassemblant les parties russes et américaines est organisée samedi afin de sauver ce qui reste de la ville et ses habitants.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

AFP
Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

AFP

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé vendredi soir à Paris une réunion samedi à Genève entre experts américains et russes pour tenter de «sauver Alep» grâce à un plan de cessez-le-feu, d'évacuation de civils et rebelles et d'acheminement d'aide humanitaire.

«Aujourd'hui j'ai travaillé et je continue de travailler sur la manière de sauver Alep d'une destruction absolument totale (...) Demain, une équipe venue d'Amérique, sous la direction du président (Barack) Obama, sera à Genève avec les Russes, et nous parviendrons, je l'espère, à une sorte d'arrangement pour voir comment protéger les civils et ce qui peut se passer avec l'opposition armée», a déclaré M. Kerry lors d'une réception à l'ambassade des Etats-Unis à Paris.

«Nous travaillons dur avec des gens avec qui nous avons des désaccords pour voir si nous pouvons trouver un moyen, au nom de l'humanité et de la décence, de pouvoir protéger ces vies, tenter de séparer les combattants et faire avancer le processus. Nous sommes proches (mais) nous n'y sommes pas encore», a ajouté le chef de la diplomatie américaine qui doit quitter Paris samedi soir pour retourner aux Etats-Unis, après une réunion internationale sur la Syrie dans la matinée dans la capitale française.

Résolution de l'ONU

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi à une large majorité une résolution qui demande la fin du carnage en Syrie avec un cessez-le-feu immédiat et la livraison d'urgence d'aide humanitaire. Le texte proposé par le Canada a été adopté par 122 pays sur 193, contre 13 et 36 abstentions.

Ce texte d'inspiration canadienne n'a aucune valeur contraignante, contrairement aux résolutions adoptées par le Conseil de sécurité. Mais le veto russe, exercé à six reprises depuis le début du conflit syrien, a paralysé l'action de cet organe onusien.

«Avec ce vote, il s'agit de se lever et de dire à la Russie et (au président syrien Bachar al) Assad de stopper ce carnage», a expliqué l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Samantha Power, lors du débat précédant la mise aux voix du texte.

Au nom de la Russie, qui soutient militairement et politiquement Assad, l'ambassadeur Vitali Tchourkine a fustigé les sanctions imposées à la Syrie. «Vous asphyxiez lentement cette population dont vous prétendez ardemment vous préoccuper», a-t-il dit..

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a souligné lui que les autorités de son pays menaient une «guerre contre le terrorisme» «au nom du monde entier».

(AFP)

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