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Guerre civileRéunion de l'opposition syrienne à Genève

Une réunion de «différents membres» de l'opposition syrienne s'est tenue lundi et mardi à Genève, a indiqué une source diplomatique russe.

Des membres de l'opposition syrienne oeuvrent pour «mobiliser un soutien arabe et international aux demandes légitimes du peuple syrien qui sont le départ du régime dictatorial et l'établissement d'un Etat civil et démocratique».

Des membres de l'opposition syrienne oeuvrent pour «mobiliser un soutien arabe et international aux demandes légitimes du peuple syrien qui sont le départ du régime dictatorial et l'établissement d'un Etat civil et démocratique».

Reuters

La réunion des membres de l'opposition syrienne a été organisée dans un hôtel près de l'aéroport, a précisé cette source sans fournir d'autres détails.

Interrogé sur le fait de savoir si ces groupes seraient tolérés par le gouvernement de Damas, la source a précisé qu'on ne saurait «identifier ainsi certains d'entre eux».

Elle a rappelé que le vice-ministre russe des Affaires Etrangères Mikhail Bogdanov avait, lors de sa dernière visite à Genève le 11 janvier pour y rencontrer le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns et l'émissaire de l'ONU et de la Ligue Arabe Lakhdar Brahimi, également eu un échange avec le dissident chrétien-syrien Michel Kilo, animateur du Forum démocratique.

Mobiliser un soutien

Selon un communiqué du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), les participants à la réunion de Genève affirment oeuvrer pour «mobiliser un soutien arabe et international aux demandes légitimes du peuple syrien qui sont le départ du régime dictatorial et l'établissement d'un Etat civil et démocratique».

Ils estiment, selon le communiqué, que l'accord de Genève (du 30 juin 2012) «constitue une base applicable» pour atteindre cet objectif et ont appelé à la tenue d'une nouvelle réunion – «Genève II» – des principaux pays concernés par le dossier syrien «pour qu'il soit tenu compte des développements survenus sur le terrain (depuis le 30 juin 2012) et pour la mise en place de mécanismes d'application contraignants endossés par le Conseil de sécurité».

Le communiqué du 30 juin 2012, adopté à Genève par les ministres des Affaires étrangères des principaux pays concernés par l'avenir de la Syrie, fruit d'âpres négociations avec le ministre russe Sergei Lavrov, prévoyait notamment la mise en place d'un processus de transition politique mais ne disait rien quant au devenir du président Bachar al-Assad. Ce communiqué reste la pierre angluaire de la position de la Russie.

Le CCCND, dirigé par Hassan Abdel Azim, est basé en Syrie et est toléré par le régime. Il regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes. L'opposant basé en France Haitham Manaa, présent à la réunion de Genève, y est une figure de proue. Le groupe, proche de la Russie, refuse toute idée d'intervention militaire étrangère en Syrie. Une tentative de rapprochement avec le CNS (Conseil national syrien) s'est soldée par un échec.

(ats/afp)

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