Gaza - Réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme le 27 mai
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GazaRéunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme le 27 mai

Le Conseil des droits de l’homme se réunira la semaine prochaine, en session extraordinaire, sur l’embrasement du conflit israélo-palestinien, ont annoncé jeudi, les Nations unies.

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Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a dénoncé une «décision honteuse», après l'annonce du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de lancer une enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril. (Jeudi 27 mai 2021)

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a dénoncé une «décision honteuse», après l'annonce du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de lancer une enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril. (Jeudi 27 mai 2021)

Reuters
Au centre, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken arrive en Israël pour tenter de consolider la trêve entre Israéliens et Palestiniens. (Mardi 25 mai 2021)

Au centre, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken arrive en Israël pour tenter de consolider la trêve entre Israéliens et Palestiniens. (Mardi 25 mai 2021)

AFP
Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé samedi à un respect «complet» du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dans sa première déclaration depuis le début du conflit le 10 mai. (Dimanche 23 mai 2021)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé samedi à un respect «complet» du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dans sa première déclaration depuis le début du conflit le 10 mai. (Dimanche 23 mai 2021)

AFP

Le Conseil des droits de l’homme se réunira la semaine prochaine, en session extraordinaire, sur l’embrasement du conflit israélo-palestinien, ont annoncé jeudi, les Nations unies. La réunion, prévue le 27 mai, est organisée à la demande du Pakistan, en tant que coordonnateur de l’Organisation de la coopération islamique, et des autorités palestiniennes, qui ont réuni suffisamment de signatures sur les 47 pays membres du Conseil, a indiqué l’ONU, dans un bref communiqué.

Lors de cette réunion, les pays examineront la «grave situation des droits humains» dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, a-t-elle précisé. L’annonce survient alors que la diplomatie internationale s’active sur le terrain et en coulisses pour tenter de mettre un terme à l’escalade militaire meurtrière entre Israël et le Hamas palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, après de nouveaux bombardements.

Le Conseil des droits de l’homme ne tient pas moins de trois sessions ordinaires par an, mais si un tiers des Etats membres en fait la demande, il peut décider à tout moment de tenir une session extraordinaire. Depuis sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l’homme a déjà tenu 29 sessions extraordinaires destinées à réagir à des situations d’urgence, dont plusieurs ont condamné Israël, notamment sur la situation à Gaza.

La précédente réunion extraordinaire portant sur la détérioration de «la situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est» remonte à mai 2018. Et la première session extraordinaire du Conseil, le 5 juillet 2006, a elle aussi porté sur «la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés».

L’Allemagne appelle à un cessez-le-feu

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a exprimé jeudi la «solidarité» de l’Allemagne avec Israël et appelé à un cessez-le-feu entre l’Etat hébreu et le Hamas palestinien, lors d’une conférence de presse avec son homologue Gabi Ashkenazi à son arrivée à Tel-Aviv. «Nous considérons que ce que fait Israël (ndlr: dans la bande de Gaza) est couvert par le droit à l’autodéfense», a déclaré M. Maas, plus haut responsable européen à se rendre dans la région depuis le début le 10 mai d’un nouveau cycle de violences meurtrières entre l’Etat hébreu et le Hamas au pouvoir à Gaza. «Israël fait maintenant usage de ce droit et ce droit implique de ne pas permettre aux installations d’où proviennent les attaques contre des cibles israéliennes de continuer à fonctionner», a-t-il ajouté en référence aux frappes de l’armée israélienne sur l’enclave palestinienne et aux tirs de roquettes de Gaza. «Laissez-moi le redire très clairement, pour nous, la sécurité d’Israël et avec elle la sécurité de tous les juifs d’Allemagne ne sont pas négociables et Israël pourra toujours compter sur cela», a-t-il affirmé.

De son côté, Angela Merkel s’est déclarée jeudi favorable à des «contacts indirects» avec le groupe islamiste palestinien du Hamas, au pouvoir à Gaza, indispensables selon elle pour aboutir à un cessez-le-feu avec Israël. «Vous ne pouvez pas toujours le faire directement, mais bien sûr le Hamas doit être impliqué d’une manière ou d’une autre car sans le Hamas, il n’y a pas de cessez-le-feu», a déclaré la chancelière allemande lors d’un forum organisé par le groupe WDR.

(AFP)

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