15.09.2020 à 13:40

Athlétisme «Revenir à des meetings plus simples, ça fait aussi du bien»

Léa Sprunger va boucler sa saison mardi soir à Bellinzone. La Vaudoise fait le bilan, avant de reprendre dans un mois les entraînements pour préparer les JO de Tokyo 2021.

par
Sylvain Bolt
Lea Sprunger et son coach Laurent Meuwly lors du meeting de La Chaux-de-Fonds en août passé. 

Lea Sprunger et son coach Laurent Meuwly lors du meeting de La Chaux-de-Fonds en août passé.

KEYSTONE

Mardi soir à Bellinzone, Lea Sprunger fera un dernier tour de piste dans sa discipline de prédilection lors du 400 mètres haies du Gala Dei Castelli, qui va réunir un plateau de choix. Citons en vrac, la présence de la star locale Ajla Del Ponte (100 m), du Sud-Africain Wayde Van Niekerk (champion olympique en titre, double champion du monde et recordman du monde du 400m) ou encore de la double championne du monde du 200 m Dafne Schippers.

Si la saison a été courte mais intense, elle a aussi, Covid oblige, «bloqué» plusieurs stars européennes sur le Vieux-Continent. «C’est vrai, j’ai davantage couru en Suisse, témoigne Léa Sprunger. Cette saison sans grand événement m’a par exemple permis de participer à la Coupe des clubs romands fin août. Revenir à des meetings plus simples, là où tout a commencé, ça fait aussi du bien.»

Elle en a également profité pour décrocher le titre national sur 200 mètres le week-end dernier à Bâle, ce qui constitue «seulement» son quatrième titre helvétique en plein air. Il faut préciser que la Vaudoise n’a pas souvent choisi la facilité dans ces joutes suisses, puisqu’elle n’y a disputé qu’une seule fois le 400 m haies, en 2018.

La concurrence de Bol

Pour son premier 400 mètres haies de la saison, Léa Sprunger avait été battue au finish par la Norvégienne Line Kloster à la Chaux-de-Fonds mi-août. Elle va donc boucler sa saison sur la distance mardi soir au Tessin face à l’étoile montante de la discipline, la jeune néerlandaise Femke Bol (20 ans).

«Ce n’est pas forcément toujours facile de voir des jeunes qui arrivent, concède la Vaudoise. Mais je le vois aussi comme quelque chose de positif, car il n’y a pas de raison que je ne puisse pas courir aussi vite.» Les deux athlètes sont partenaires d’entraînement aux Pays-Bas, sous la houlette de Laurent Meuwly. «Notre groupe d’entraînement est hyper-compétitif et c’est très stimulant», se réjouit la Suissesse.

La saison de Léa Sprunger a aussi été perturbée par une blessure au tendon d’Achille, qui l’a forcément freinée dans son élan. «C’était surtout compliqué au niveau du 400 mètres haies où il me manquait une base solide pour pouvoir m’entraîner à cause de cette blessure, explique la championne d’Europe de la discipline. Et rien ne remplace l’adrénaline de la compétition.»

Une foulée historique

L’absence d’événement majeur cette saison a permis à la Vaudoise de tenter des choses, comme lorsqu’elle est devenue la première femme à n’exécuter que 13 foulées entre les haies, en juin passé à Oslo. «Cette technique de course reste une option mais je ne vais pas tout miser là-dessus, précise la Suissesse de 30 ans. L’effort demandé est énorme, avec une vitesse plus élevée et des changements de rythme compliqués.»

Il y a peu de chances que Léa Sprunger s’aligne avec cette foulée inédite aux JO de Tokyo, le prochain objectif de sa carrière. Avant de lancer son année olympique, la quatrième des derniers Mondiaux va s’octroyer un mois de pause pour déconnecter et reposer son corps.

«Ensuite, un programme va être élaboré en fonction des Jeux, confie la Nyonnaise. Et il va falloir aussi trouver une alternative pour s’entraîner en fin d’année, vu que nous ne pourrons pas nous rendre en Afrique du Sud.»

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1 commentaire
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Cvrai

15.09.2020 à 17:15

Lea sprunger achète de la cocaine