06.11.2020 à 16:09

ValaisRiche en batraciens, le Lac Noir est désormais protégé

La présence «d’une grande population de tritons alpestres et d’une population moyenne de grenouilles rousses» dans le Lac Noir a incité le Conseil d’Etat valaisan à mettre ce plan d’eau sous protection.

Le site protégé du Lac Noir se trouve sur les communes valaisannes de Nendaz et Isérables.

Le site protégé du Lac Noir se trouve sur les communes valaisannes de Nendaz et Isérables.

Valais/Wallis Promotion

Le Valais met le Lac Noir sous protection. Il abrite une importante population de batraciens. Dans le Haut-Valais, le Conseil d’Etat annonce vendredi avoir révisé la protection d’une zone alluviale pour autoriser le transit des skieurs et adeptes de raquettes.

Le site du Lac Noir, qui s’étend sur 65,3 hectares, figure à l’Inventaire fédéral des sites de reproduction des batraciens d’importance nationale depuis 2001. La présence «d’une grande population de tritons alpestres et d’une population moyenne de grenouilles rousses» a incité le Conseil d’Etat valaisan à le mettre récemment sous protection.

«Les communes de Nendaz et d’Isérables, les propriétaires de pâturage et de forêts, les milieux touristiques et les organisations de protection de l’environnement, dont le WWF, ont été consultés», précise à Keystone-ATS Yann Clavien, chef de la section nature et paysage de l’Etat du Valais. Il s’agit notamment de préserver l’habitat, le mode de vie et les périodes de reproduction des batraciens.

La baignade, la navigation et le prélèvement de grenouilles et tritons dans les plans d’eau sont strictement interdits. «Des panneaux informeront le public», souligne Yann Clavien. Il s’agit aussi de ne pas entraver la migration des batraciens via des obstacles tels que des dépôts de matériaux.

Zone alluviale protégée

Dans le Haut-Valais, le gouvernement cantonal a révisé la décision concernant la protection de la zone alluviale d’importance nationale «Feegletscher Nord» sur la commune de Saa-Fee. Il donne ainsi suite à une demande des guides de montagne qui souhaitaient maintenir le transit des skieurs et autres utilisateurs de chemins de randonnées hivernales dans la zone protégée, via «des itinéraires spécifiques».

La décision a été prise après consultation «des milieux intéressés» dont «des spécialistes de la grande faune». «La protection de la zone alluviale n’est pas affectée par cette adaptation», assure le canton.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!