Brésil: Rio: tirs près d'une zone touristique, trois morts
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BrésilRio: tirs près d'une zone touristique, trois morts

Les faits ont eu lieu près de Copacabana entre trafiquants et policiers.

Des policiers armés accompagnent des suspects arrêtés lors d'une opération musclée, le 10 octobre 2016 à Rio de Janeiro (Brésil).

Des policiers armés accompagnent des suspects arrêtés lors d'une opération musclée, le 10 octobre 2016 à Rio de Janeiro (Brésil).

Keystone

Des échanges de tirs nourris entre trafiquants et policiers dans la favela Pavao-Pavaozinho, qui surplombe les quartiers touristiques de Copacabana et d'Ipanema à Rio, ont semé la panique lundi et fait trois morts et plusieurs blessés dont un policier.

Deux «criminels» qui avaient été blessés sont décédés à l'hôpital et un troisième «est tombé d'un rocher (du haut d'une colline de la favela, ndlr) et est mort», a indiqué la police militaire dans un communiqué envoyé à l'AFP.

Par ailleurs, «le commandant de l'Unité de police pacificatrice (UPP, police de proximité) a été blessé, sans gravité», selon la même source.

Huit autres trafiquants ont été arrêtés et la police a saisi «environ huit kilos de cocaïne» selon le communiqué, ainsi qu'un fusil AK-47 et un pistolet.

Fortes disparités

Selon une journaliste de l'AFP sur place, peu après 15H00 (20H00 heure de Suisse) on pouvait encore entendre des rafales de tirs, et des policiers armés sortaient de leurs voitures pour s'engouffrer dans les ruelles de la favela, appuyés par un hélicoptère qui survolait la zone.

Des commerçants ont baissé leur rideau tandis que les passants se hâtaient de rentrer chez eux.

Un accès au métro a été fermé au public. Deux rues ont également été interdites à la circulation, ainsi que le tunnel reliant Copacabana à Ipanema. Dans la zone ouest de Rio, dans la favela Cité de Dieu, d'autres échanges de tirs ont eu lieu dans la matinée entre policiers et trafiquants.

Mégapole de 6,5 millions d'habitants aux très fortes disparités sociales, Rio de Janeiro est confrontée à une criminalité très élevée, alimentée par des gangs de narcotrafiquants lourdement armés. Agressions et vols, souvent accompagnés de violence, y sont monnaie courante.

Les autorités brésiliennes avaient mobilisé 85'000 policiers et militaires pour veiller à la sécurité des JO en août, le double des effectifs pour les JO de Londres en 2012.

(AFP)

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