Hockey sur glace: Rixe à Sierre: «Ils étaient une trentaine à nous attendre»
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Hockey sur glaceRixe à Sierre: «Ils étaient une trentaine à nous attendre»

A la suite de la bagarre après la rencontre Sierre - Valais-Chablais, Nicolas Burdet, directeur sportif des visiteurs, nous a livré son sentiment.

par
Grégory Beaud

Les images sont furtives. Une petite trentaine de secondes seulement. Mais elles montrent bien l'ambiance qui règne autour d'une finale de MySports League sous haute tension (2-1 pour Sierre contre Valais-Chablais dans une série au meilleur des cinq matches).

«J'étais présent à ce moment-là et le photographe officiel du club s'est fait agresser assez violemment», nous a confié Nicolas Burdet, directeur sportif du HC Valais-Chablais. En plus de coups reçus, le suiveur du HCV a également vu son appareil photo être endommagé durant la confrontation. La rencontre, qui s'est déroulée à guichets fermés (4500 spectateurs) dans une ambiance chaude, s'était terminée depuis quelques minutes (3-2 pour Sierre). «Ils étaient une trentaine à nous attendre et à nous insulter, a poursuivi le dirigeant. Il y en a finalement un qui a fait le tour du car des supporters, essentiellement des familles, par surprise et il a été suivi par d'autres. C'était purement gratuit.»

Infrastructures vétustes

Le véhicule des visiteurs était occupé principalement par des familles et non des ultras martignerains. Et pour cause. «Avec la création du HC Valais-Chablais, nos ultras ne sont plus venus à nos matches, car le groupe a été dissout. Ils supportent désormais Genève, ce qui nous va très bien. Étonnamment, c'est pourtant un point qui nous a été reproché par le président de la Ligue, Denis Vaucher, lorsque la décision a été prise de ne pas nous accorder la licence. Et finalement ce sont les familles de supporters de Martigny qui se font agresser par les fans adverses.»

Par chance, le dispositif de sécurité a bien fonctionné. «Heureusement car les infrastructures sierroises ne sont pas adaptées, a poursuivi Nicolas Burdet. Chez nous, à Martigny, il y a un secteur visiteur et des toilettes séparées. Les supporters visiteurs sont escortés et il n'y a pas de contact avec ceux du HC Valais-Chablais. C'est plus adapté à ce type de match que Sierre... mais ils ont obtenu une licence pour la ligue nationale et pas nous.»

«La responsabilité de la ligue»

Lundi soir, les deux équipes seront à nouveau opposées. Cette fois-ci au Forum de Martigny. Le dispositif de sécurité sera-t-il modifié? «Il a très bien fonctionné lors de la première rencontre face à Sierre, a détaillé Nicolas Burdet. Les Sierrois sans billet ne peuvent pas approcher de la patinoire. Mais si des gens veulent se donner rendez-vous ailleurs dans la ville, nous ne pouvons rien faire. En ce qui concerne la patinoire et ses abords, la situation me semble sous contrôle. Le risque existe toujours, mais nous nous y préparons.»

En cas de victoire bas-valaisanne lundi soir, l'acte V de cette finale mettrait aux prises les deux clubs rivaux pour un match décisif, à nouveau dans la patinoire de Graben. C'est du moins ce qui est prévu. «Mais nous avons demandé à la ligue de prendre ses responsabilités, a détaillé Nicolas Burdet. En l'état, on n'est plus en sécurité. Faudrait-il faire disputer un éventuel cinquième match ailleurs? Pour l'heure, je n'y pense pas. Mais c'est sûr que nous serons peut-être amenés à l'évoquer.» Samedi soir, Philipp Keller, responsable du championnat auprès de la Ligue, était présent à Graben. «Je l'ai tout de suite appelé pour venir constater ce qui est arrivé. »

Le HC Sierre condamne

Par le biais d'un communiqué, le HC Sierre a réagi aux incidents de samedi soir: «Le HC Sierre condamne fermement les actes de violence qui ont eu lieu hier soir après le match dans les abords de la patinoire de Graben. Les protagonistes de l’affaire, qui ont été rapidement appréhendés et identifiés par les forces de l’ordre et le service de sécurité, seront sanctionnés sévèrement (interdiction de patinoire pour une longue durée avec effet immédiat). Le club a toujours condamné avec virulence toutes violences tant physiques que verbales et continuera à le faire si tout autre débordement devait se reproduire.»

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