Zimbabwe: Robert Mugabe s'est vu garantir l'immunité

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ZimbabweRobert Mugabe s'est vu garantir l'immunité

L'ancien président zimbabwéen a négocié son départ, obtenant la garantie de ne pas être poursuivi devant la justice.

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Robert Mugabe, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 37 ans, est convoqué par le parlement pour s'expliquer sur la disparition de diamants d'une valeur de 15 milliards de dollars. (20 avril 2018)

Robert Mugabe, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 37 ans, est convoqué par le parlement pour s'expliquer sur la disparition de diamants d'une valeur de 15 milliards de dollars. (20 avril 2018)

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Le président zimbabwéen déchu Robert Mugabe est sorti du silence. Il déplore un «coup d'Etat» contre lui. (Jeudi 15 mars 2018)

Le président zimbabwéen déchu Robert Mugabe est sorti du silence. Il déplore un «coup d'Etat» contre lui. (Jeudi 15 mars 2018)

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Le président Mnangagwa a nommé deux hauts responsables militaires dans son gouvernement. (Jeudi 30 novembre 2017)

Le président Mnangagwa a nommé deux hauts responsables militaires dans son gouvernement. (Jeudi 30 novembre 2017)

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Robert Mugabe, qui a démissionné mardi, s'est vu garantir l'immunité en échange de son départ, a-t-on appris jeudi de sources proches des négociations. Il était en résidence surveillée depuis l'intervention des militaires. Il a également reçu l'assurance, dans le cadre de cet accord, que sa sécurité serait garantie au Zimbabwe, a-t-on précisé.

Robert Mugabe, 93 ans, a finalement cédé aux pressions en faveur de son retrait et a démissionné mardi, près d'une semaine après une intervention de l'armée.

De source gouvernementale, on indique que le vétéran de la guerre d'indépendance a insisté pour pouvoir mourir dans son pays et a exclu de partir en exil. «C'était une question qui lui tenait à coeur et a été très ferme à ce sujet», a ajouté une source non autorisée à s'exprimer publiquement sur l'accord conclu.

«Pour lui, il était très important d'obtenir la garantie qu'il pourrait rester dans le pays même si ça ne l'empêche pas de voyager à l'étranger quand il le veut ou s'il le doit», a-t-elle ajouté.

Robert Mugabe devait se rendre mi-novembre à Singapour pour un examen médical mais a dû y renoncer en raison du coup d'Etat. Cet examen pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines, selon cette source.

Despote

Pour ses détracteurs, l'ex-président a mis à genoux l'économie de son pays, jadis deuxième puissance d'Afrique australe, et s'est comporté en despote prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. L'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa sera investi chef de l'Etat vendredi. Il a promis que son accession à la tête du Zimbabwe allait marquer «le début d'une nouvelle démocratie».

Le principal mouvement d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a par ailleurs demandé jeudi le démantèlement de l'appareil de «répression» mis en place par Robert Mugabe. Le MDC se dit d'un «optimisme prudent» sur l'avenir avec Emmerson Mnangagwa au pouvoir, et espère que ce dernier «ne reproduira pas le régime néfaste, corrompu, décadent et incompétent de Robert Mugabe».

(ats)

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