Basketball – Roberto Kovac: «L’hommage des Lions m’a sorti un peu du match»
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BasketballRoberto Kovac: «L’hommage des Lions m’a sorti un peu du match»

Vingt-quatre minutes de mutisme et puis un coup de chaud: l’ex-arrière de Genève a donné la victoire à Massagno, au Pommier, sur une série de tirs dont il a le secret. Interview.

par
Jérémy Santallo
(Genève)

Le coup de chaud de Roberto Kovac en vidéo.

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Roberto, comment analysez-vous votre victoire (64-76)?

J’ai trouvé qu’en première mi-temps, nous étions un peu stressés. On avait envie de bien faire, mais on bougeait peu la balle et nous n’allions pas souvent au bout de l’horloge (ndlr: des 24 secondes) en attaque. Ensuite, on leur donne 10 ballons perdus en une mi-temps et des points faciles sur contre-attaque. On a vraiment joué leur jeu. Mais bon, Genève est une équipe qui te met sous pression et te pousse à faire des erreurs. Heureusement que l’on a mieux joué en équipe sur le dernier quart-temps, et surtout défendu plus dur.

Pour vous, tout a changé au début de ce 4e quart-temps…

Il faut donner beaucoup de crédit à mon coach (ndlr: Robbi Gubitosa). Je n’ai pas mis un tir pendant 25 minutes mais il a su me montrer sa confiance, par des mots, mais aussi en continuant à appeler des formes de jeu pour moi. Heureusement que je marque mon premier tir au début du 4e quart-temps, cela a aussi ouvert la raquette pour mes coéquipiers. Juwann (James), Isaiah (Williams), tout le monde a été incroyable. Je suis très content de l’équipe. En plus, on n’est pas encore au complet (ndlr: Daniel Andjelkovic est blessé pour six mois et Dusan Mladjan est touché au dos), donc ça promet pour la suite de la saison.

Les Lions aussi ont des joueurs cadres blessés. Avez-vous été surpris par leur opposition?

Non. Je sais que Genève va jouer dur tout le temps. Et puis, lorsque tu as des joueurs importants blessés, cela donne l’occasion à quelqu’un d’autre de donner 200%, un joueur que tu n’attendais pas forcément. Ils ont bien joué ensemble et mis beaucoup de cœur. Pendant 33 minutes, ils nous ont vraiment mis en difficulté. Si je ne marque pas un ou deux tirs à la fin, qui sait comment cela aurait fini… Dans ces matches serrés, ce sont des petits détails qui font la différence, avec la chance bien sûr.

Vous avez eu droit à un hommage et un cadeau de votre ex-président, Imad Fattal, avant la partie…

Cela m’a surtout un peu sorti de mon match avant que ça n’ait commencé (sourire), je vous jure. Je me suis demandé pourquoi ils (les dirigeants genevois) avaient fait ça au début! Je suis content, parce que j’aime le public, la salle, Genève, j’ai tellement de souvenirs ici. Cela m’a fait cogiter à tout ça. Les 2-3 premières minutes, je n’étais pas dans le match et je n’ai pas réussi à me mettre dans le rythme. Je les remercie pour le cadeau et tous ces beaux souvenirs.

Comment se passe votre retour chez vous, au Tessin?

Je suis très content d’être rentré à la maison, surtout pour la tête. Revenir avec la famille et les amis, c’était le but. Je connais tout le monde à Massagno, l’entraîneur Robbi depuis des années. On n’est pas qu’une équipe de basket sur le terrain mais aussi des amis en dehors. J’ai senti à la fin de la partie que même les joueurs qui ne jouaient pas étaient concernés sur le banc. C’était vraiment beau à voir.

Fribourg est le grand favori de la saison. Et vous?

C’est trop tôt pour le dire. On peut dire qu’on a la base pour bien faire, mais il reste tellement de travail. Sans compter les facteurs qui peuvent faire basculer une saison: la chance et les blessures. Il peut se passer plein de choses d’ici le printemps. Mais on va travailler pour se mettre en position de jouer le titre.

À lire ici: notre article, à chaud, juste après la rencontre.

Le résumé de la rencontre Lions – Massagno en vidéo.

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