12.08.2020 à 06:49

StreamingRobin Williams: un docu révèle son combat contre la maladie

La veuve de l’acteur analyse pour Rolling Stone la cause du suicide de celui-ci, en août 2014. Il souffrait d’une grave maladie neurologique évolutive incurable qui n’avait pas été diagnostiquée, la démence à corps de Lewy.

Un portrait de Robin Williams à Chicago réalisé par Jerkface et Owen Dippie.

Un portrait de Robin Williams à Chicago réalisé par Jerkface et Owen Dippie.

Getty Images

La bataille de Robin Williams contre la démence à corps de Lewy sera racontée dans un documentaire, «Robin’s Wish». Ce film nous plonge dans la vie de la star bien-aimée de «Mrs. Doubtfire», qui s’est suicidée en août 2014. Le comédien luttait sans le savoir contre une maladie neurologique évolutive, que l’on a découverte seulement après sa mort.

C’était l’un des pires cas que les médecins aient jamais vu

Susan Schneider Williams, veuve de Robin Williams

La veuve de l’acteur, Susan Schneider Williams, a raconté à «Rolling Stone» le terrible quotidien avec cette maladie. «Pendant la dernière année de sa vie, Robin a été confronté à l’anxiété, la paranoïa, l’insomnie, des réalités altérées effrayantes et une montagne russe d’espoir et de désespoir, a-t-elle expliqué. Avec les soins de notre équipe médicale, nous nous sommes attaqués à un défilé implacable de symptômes, mais avec très peu de résultats. Ce n’est qu’après le décès de Robin, lors de l’autopsie, que la source de sa terreur a été révélée: il souffrait d’une maladie à corps de Lewy diffus (ou démence à corps de Lewy ou encore maladie de Lewy). C’était l’un des pires cas que les médecins aient jamais vu.»

Devenue porte-parole

Après avoir fait des recherches sur la maladie dans le cadre du film, Susan Schneider Williams a pu faire face à la perte de son mari et donner enfin un sens à l’effondrement qu’il a subi avant sa mort.

«Armée du nom d’une maladie cérébrale dont je n’avais jamais entendu parler, je me suis donné pour mission de la comprendre, et cela m’a conduite à devenir porte-parole, ce que je n’avais pas choisi, ajoute-t-elle. Avec l’aide inestimable d’éminents experts médicaux, j’ai vu que ce que Robin et moi avions vécu avait enfin un sens: notre expérience correspondait à ce que dit la science. Et ce que j’ai découvert en cours de route était plus grand que moi, et plus grand que Robin. L’histoire complète a été révélée pendant la réalisation de ce film et elle contient la vérité que Robin et moi avions recherchée.»

Sa fille s’en prend à Eric Trump

Zelda Williams, la fille de Robin Williams, supporte mal qu’Eric Trump, le fils du président américain, ait utilisé des images de son père pour se moquer de Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle. «Il y a encore de la bonne comédie qui se fait, il y a toujours Joe Biden qui bafouille», peut-on entendre dire Robin Williams lors d’une séquence filmée en 2009.

Deux jours après qu’Eric Trump a partagé la vidéo, Zelda Williams a déclaré sur Twitter: «Tant qu’on y est, si on veut se souvenir, tu devrais regarder ce qu’il a dit à propos de ton père. Je l’ai fait. Je te promets, c’est bien plus «sauvage». Juste pour rappeler gentiment que les morts ne peuvent pas voter, mais les vivants le peuvent.»

Le documentaire, dirigé par Tylor Norwood, sera en ligne le 1er septembre.

(Cover Media / LeMatin.ch)

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