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TENNISRoger Federer: «Il me reste du carburant!»

Avant son retour en finale à Wimbledon, le Suisse a adressé un message, destiné autant à Novak Djokovic qu'à la génération montante.

Roger Federer: «Je suis content que Dimitrov, Raonic, tous ces types frappent à la porte plus régulièrement.»

Roger Federer: «Je suis content que Dimitrov, Raonic, tous ces types frappent à la porte plus régulièrement.»

AFP

Après deux ans sans finale, était-ce important de montrer que vous étiez toujours «vivant»?

«Je sais que je suis toujours là et que je me sens bien à nouveau. Même à Roland-Garros, je n’étais pas loin du tout de faire quelque chose. En Australie, j’avais très bien joué à certains moments. Maintenant, c’est important de bien gérer la finale, de me faire plaisir. Je suis un peu plus relax parce que je sais qu’il n’y a pas d’autres matches derrière et qu’après ce sont les vacances. Mon jeu est celui que j’attends. J’ai été solide cette année, j’ai déjà deux titres. Cela m’a donné de la confiance. Stefan Edberg (ndlr: son coach)est évidemment une pièce du puzzle. Je suis absolument enchanté de revenir en finale. J’étais sûr que c’était possible. Je n’étais pas aussi mauvais que cela l’an dernier. Ce qui est sympa, c’est d’être capable de le faire à cet âge, avec la famille autour, mon équipe. Je connais tellement de gens maintenant sur le circuit que j’en profite vraiment.»

Contre ce gros serveur qu’est Raonic, quelle importance a eu le premier break dès le premier jeu?

«Sur le coup c’est important parce que vous ne savez pas combien vous en aurez. Je ne l’avais pas vu venir, mais je l’ai pris au passage. Clairement, il fallait ensuite que je garde le rythme sur mon service pour conserver mon avance, alors que tous les deux, on n’a pas particulièrement bien joué le premier set. En y repensant, c’est toujours important de breaker Milos.»

Au passage, Djokovic et vous montrez à la jeune génération que vous occupez toujours la place...

«C’est compliqué de jeter d’un coup comme ça le Top 4, soyons honnêtes. Peut-être un ou deux pouvaient se glisser jusque-là. Finalement il n’y en a aucun. Mais je suis content que Dimitrov, Raonic, tous ces types frappent à la porte plus régulièrement. Il me reste du carburant. Mes matches ont été assez rapides et un match comme ça, c’est la meilleure façon de préparer la finale. Il y a deux ans, je ne me sentais pas aussi bien avant la finale, parce que j’avais un problème au dos. Avec Novak, on aime bien tous les deux être près de la ligne, prendre le contrôle du jeu. Ce qui le rend compliqué à jouer, ce sont ses retours, ses prises de balles rapides en utilisant le rythme impulsé par l’adversaire. Novak peut vous faire mal partout. C’est un roc. C’est important de rester agressif contre lui, surtout ici. J’apprécie les matches contre lui. C’est une rivalité sympa.»

(AFP)

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