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TennisRoger Federer: «Mon seul regret, c’est Montréal»

Forfait à Bercy, Roger Federer ne peut (presque) plus priver Rafael Nadal de la place de No 1 mondial. Un constat que le Bâlois vit très bien, sauf quand il repense à sa blessure de l’été.

par
Mathieu Aeschmann
Bâle
Roger Federer: «Mon seul regret, c’est Montréal»

Roger Federer: «Mon seul regret, c’est Montréal»

Keystone

En théorie, Roger Federer peut encore terminer l’année No 1 mondial. Il faudrait pour cela que Rafael Nadal perde ses quatre derniers matches (1er tour à Bercy contre Chung ou Misha Zverev puis les trois matches de poule du Masters) pendant que le Bâlois aligne cinq victoires à Londres. Autant dire que l’affaire est pliée: bravo Rafa! «Rafa mérite de terminer la saison No 1 mondial, a d’ailleurs salué son dauphin après son huitième titre à Bâle. Il a remporté deux Grand Chelem et disputé une saison magnifique de bout en bout.» À L’heure du bilan, le calcul est vite fait. Avec les 4500 points empilés sur terre battue par l’Espagnol, le trou était creusé. Malgré un automne parfait (titres à Shanghai et Bâle), il s’est avéré finalement trop profond pour que «RF» puisse le boucher. «Bien sûr que je pense au classement. Mais au moment de prendre la décision de me retirer de Bercy, ce paramètre n’est pas entré en ligne de compte. Si j’avais été plus proche de Rafa, sans doute que je l’aurais intégré. Mais là, mon corps a juste besoin de repos. Je ne peux pas prendre trop de risques en vue du Masters et de la saison prochaine.»

«Si la place de No 1 avait vraiment été la priorité de mon automne...»

Reste donc cette question qui sonne un peu faux devant le fabuleux bilan de sa saison 2017: n’est-ce pas une déception de passer à côté du trône avec deux Grand Chelem, trois Masters 1000 et deux ATP 500? «Au départ, je pensais que si je gagnais deux titres du Grand Chelem, je serais dans le coup pour la place de No 1. Ce fut le cas mais Rafa a simplement fait mieux. L’écart était trop grand. Donc ce soir, il n’y a pas de déception. D’ailleurs si la place de No 1 avait vraiment été la priorité de mon automne, j’aurais joué Bercy plutôt que Bâle (on y distribue le double de points).» Voilà pour les impressions du moment, vite nuancées toutefois par cet aveu. «Par contre, j’ai des regrets en repensant à ma blessure à Montréal. Se blesser comme ça, en finale alors que j’étais en pleine forme, c’était vraiment la poisse. D’autant plus que j’ai dû faire l’impasse sur Cincinnati, un tournoi qui me réussit toujours bien.» Un tournoi lors duquel Roger Federer avait une fenêtre idéale pour s’asseoir sur le trône au moins le temps d’une 303e et d’une 304e semaine.

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