08.12.2017 à 23:13

Hockey sur glaceRomain Loeffel marque après 623 minutes

Le défenseur de GE Servette a marqué un but ô combien important à Berne, le 3-3. Son équipe s’est finalement imposée en prolongation.

von
Grégory Beaud
Berne
Romain Loeffel (à dr.), ici face à FR Gottéron. Hier soir face à Davos, il a enfin marqué.

Romain Loeffel (à dr.), ici face à FR Gottéron. Hier soir face à Davos, il a enfin marqué.

Keystone

Romain Loeffel vit une saison pour le moins compliquée avec GE Servette. Avant le déplacement de Berne, cela faisait neuf matches qu’il n’avait pas trouvé le chemin de filets. Auteur de l’égalisation, le Neuchâtelois a aidé son équipe à s’imposer dans une PostFinance Arena où il n’est jamais facile de faire des points même si les Bernois sont actuellement dans un creux avec désormais quatre revers de rang.

Romain Loeffel, cela fait 623 minutes sans but. Il doit faire spécialement du bien celui-ci.

Oui, c’est vrai. Je suis content d’avoir pu aider l’équipe à gagner. Même si cette saison n’est pas facile à titre personnel, je me bats toujours et je donne le meilleur de moi-même. Je sais que cela va payer. Les saisons passées, je marquais beaucoup de points en supériorité numérique. Actuellement, cela ne fonctionne pas bien.

Lors de ce match à Berne, vous n’avez eu qu’un seul power-play. C’est une bonne nouvelle, lorsque l’on a le pire jeu de puissance de la ligue, non?

(rires) Votre remarque n’est pas toute fausse. Il est vrai qu’actuellement on est à la peine dans en power-play. Le seul moyen c’est de continuer à travailler. Nous savons ce qu’il nous faut faire pour que cela fonctionne: que tout le monde soit bon durant deux minutes et exécute ce qu’il a à faire.

Toujours est-il que vous enchaîné les victoires malgré cet atout en moins. Il faut le voir d'un bon oeil, non?

En effet. Cela nous pousse à être davantage solide dans les autres aspects du jeu. Actuellement, le classement est très serré. On peut être vite au milieu du tableau ou avant-dernier. Cela prouve l’importance d’enchaîner et de continuer à travaille fort.

On a l’impression que les résultats se sont améliorés au moment où les affaires qui entourent le club sont sorties. C’est paradoxal, non?

Cela ne nous touche pas vraiment. Ce sont des choses qui concernent l’entourage du club. Les joueurs, nous sommes confiants. Nous avons toujours eu notre salaire, je ne vois pas de raison de nous alarmer. C’est sur la glace que nous devons travailler puisque nous ne pouvons pas avoir d’impact sur le reste.

A Lugano mardi, vous y allez avec un esprit de revanche?

Ce n’est pas simple de jouer là-bas. La dernière fois qu’ils sont venus chez nous, nous n’avons pas réussi à marquer (ndlr défaite 0-4). Nous avons eu quelques minutes de difficulté et ils nous ont mis trois buts coup sur coup. Je pense que nous sommes capables de jouer contre les grosses équipes.

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