06.04.2013 à 16:34

Crise de la detteRome va payer 40 milliards d’arriérés à ses fournisseurs

Le chef du gouvernement Mario Monti a annoncé que l'Italie allait rembourser 40 milliards d’arriérés à ses fournisseurs afin de relancer l’économie plongée dans une profonde récession.

En terme de retards mis par l’Etat à payer ses fournisseurs, «l’Italie se trouve dans la même situation et même légèrement pire que le Portugal, l’Espagne ou la Grèce, a reconnu Mario Monti.

En terme de retards mis par l’Etat à payer ses fournisseurs, «l’Italie se trouve dans la même situation et même légèrement pire que le Portugal, l’Espagne ou la Grèce, a reconnu Mario Monti.

Reuters

Le gouvernement italien va rembourser 40 milliards d’arriérés à ses fournisseurs, des entreprises privées. Ceci afin de relancer l’économie plongée dans une profonde récession, a annoncé Mario Monti à l’issue d’une réunion de son conseil des ministres.

«L’Italie a approuvé aujourd’hui un décret urgent pour payer les dettes du secteur public», a déclaré à Rome le chef du gouvernement, ajoutant qu’il convenait de mettre fin à une «situation inacceptable».

Fin 2011, les dettes accumulées par les différentes administrations du pays à l’égard d’entreprises privées étaient évaluées à quelque 90 milliards d’euros.

«Pire que le Portugal, l’Espagne ou la Grèce»

En terme de retards mis par l’Etat à payer ses fournisseurs, «l’Italie se trouve dans la même situation et même légèrement pire que le Portugal, l’Espagne ou la Grèce, et nettement pire que la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou la Finlande», a reconnu M. Monti.

«Celà signifie un coût pour le monde des affaires et pour le pays tout entier. C’est vraiment une situation inacceptable», a-t-il ajouté. Le décret prévoit le paiement de 40 milliards d’arriérés dans les douze prochains mois.

De l’avis général, le remboursement, ne serait-ce que partiel des arriérés accumulés par l’Etat à l’égard des entreprises privées, peut apporter un ballon d’oxygène bienvenu à une économie plongée dans une longue et profonde récession (-2,4% en 2012) et où le crédit s’est raréfié ces derniers mois.

Ce dossier est l’un des rares à faire consensus au sein d’une classe politique qui se déchire depuis les élections législatives de février, se montrant incapable de former un gouvernement. En attendant c’est l’ex-commissaire européen, à la tête du gouvernement italien depuis novembre 2011, qui expédie les affaires courantes.

(ats/afp)

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