Motocyclisme: Rossi-Lüthi: les anciens vous saluent bien

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MotocyclismeRossi-Lüthi: les anciens vous saluent bien

Ils n'ont pas gagné, ils ont peut-être fait mieux: ils ont prouvé que, dans des conditions extrêmes, les années qui passent ne constituaient pas nécessairement un handicap.

par
Sport-Center

Valentino Rossi, 41 ans en février prochain? Quatrième de la course MotoGP, son meilleur résultat depuis «son» GP de Misano. En bagarre pour le podium avec Andrea Dovizioso et Alex Rins, beaucoup plus à l'aise que ses deux jeunes collègues de marque, Franco Morbidelli et Fabio Quartararo, qui ont découvert de manière abrupte la réalité d'une course qui s'est jouée dans des conditions d'adhérence particulières et par des conditions extérieures extrêmement difficiles. Rossi, qu'une ovation accompagnait à chacun de ses passages (plus de 100'000 spectateurs étaient massés autour du circuit de Sepang). Rossi, reçu comme un vainqueur par les siens après la course. Une sacrée performance humaine.

Thomas Lüthi, 33 ans depuis septembre dernier? Troisième de la course Moto2, son troisième podium d'affilée. Il n'est pas champion du monde Moto2 cette année, il n'a aucun regret à avoir. A ceux qui le voyaient en «loser» - pensez-donc, incapable de marquer le moindre point en MotoGP l'an dernier, il était redescendu en Moto2 -, il a répondu. Un début de saison impressionnant, une période plus compliquée techniquement – «c'est là que j'ai perdu le titre, pas aujourd'hui en terminant troisième», dit-il – et une tournée outre-mer de fin d'année brillante: le «vieux» est toujours bien là. Et il le sera encore l'an prochain: «Je n'oublie pas qu'il reste un GP dans deux semaines, à Valence, mais je me réjouis déjà que 2020 commence. Avec tout ce que nous avons appris cette année, avec le travail que toute l'équipe a fourni, c'est prometteur.» En Malaisie, il a tout donné. Cela ne fut pas suffisant face à Brad Binder et Alex Marquez, mais ce fut beau!

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Rossi en F1, Hamilton en MotoGP: ce sera le 9 décembre

Ce sera assurément l'un des grands événements des sports mécaniques de l'année 2019: le lundi 9 décembre, sur le circuit Ricardo Tormo de Cheste, près de Valencia (Esp), Valentino Rossi pilotera la Mercedes F1 de Lewis Hamilton, alors que le Britannique essaiera la Yamaha M1 matricule 46! Si Rossi a déjà, à plusieurs reprises, piloté une F1 – dont des essais impressionnants avec Ferrari, déjà sur le circuit de Valence -, si Lewis Hamilton a déjà essayé une moto de superbike, c'est la première fois qu'il grimpera sur une MotoGP. D'ailleurs, avant cette journée-événement, Hamilton aura droit à deux jours de tests de préparation.

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Aegerter: un point et rien de neuf pour l'avenir

Dominique Aegerter a été chercher le dernier point mondial – la 15e place – dans le dernier virage de ce GP de Malaisie qui s'est joué sous une chaleur étouffante: «Un très bon départ, j'ai profité de quelques abandons, avant de marquer ce petit point. Physiquement, j'étais à la limite, ma moto, aussi, a eu très chaud, ce qui n'améliore pas les performances. Comme tous, nous avons connu de sérieux problèmes avec l'adhérence à l'avant, d'ailleurs, la plupart des chutes sont survenues ainsi», explique Dominique Aegerter.

Qui, après six semaines passées à l'autre bout du monde, se réjouit de retrouver les siens à Rohrbach: «Et de pouvoir enfin, si possible, éclaircir mon avenir, pour que je puisse me concentrer sur mon seul pilotage lors de la finale de Valence.»

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Raffin savait que ça serait compliqué

Contrat de pilote MotoE oblige, Jesko Raffin a terminé son remplacement en Moto2 chez NTS, l'équipe dont il sera un des deux pilotes titulaires l'an prochain. Victime d'une chute au warm-up matinal, le Zurichois termine vingtième: «C'est bien sûr décevant, mais nous savions que la tâche serait difficile. Une course de 18 rondes, cela n'a rien à voir avec un tour rapide en qualifications et actuellement, notre moto n'est pas suffisamment stable pour tenir la distance à un très haut niveau. Mais il y a des éléments positifs à retenir: premièrement, nous étions très rapides en qualification et nous avons accumulé énormément d'informations pour développer la moto de l'an prochain. J'aimerais remercier le team de m'avoir donné cette opportunité et je me réjouis bien sûr de le retrouver cet hiver, pour les premiers essais en vue de 2020», confie le Zurichois.

Jean-Claude Schertenleib, Sepang (Malaisie)

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