15.10.2020 à 19:01

MotocyclismeRossi positif au Covid-19, c’est tout le MotoGP qui tremble

Le ciel est tombé sur le paddock du Motorland d’Aragon peu avant 18 heures: Valentino Rossi a été rattrapé par la pandémie. Et tout le monde s’inquiète.

par
Jean-Claude Schertenleib

Yamaha touché deux fois en deux semaines

AFP

Il y a tout juste une semaine, on apprenait que le «project leader» MotoGP chez Yamaha, Takahiro Sumi, ainsi que cinq ingénieurs japonais étaient restés confinés en leur base européenne d’Andorre, après le contrôle positif au Covid-19 d’un membre de l’équipe.

Ce jeudi, peu avant 18 heures, c’est Valentino Rossi qui a annoncé à son tour qu’il s’était senti mal dans la matinée et qu’après un premier tests rapide négatif, le second avait confirmé que la star souffrait du Covid-19. Immédiatement, Yamaha a pris toutes les précautions possibles, pour s’assurer notamment qu’aucun des membres de l’équipe présents en Aragon n’avait été en contact direct avec le pilote depuis dimanche.

«Les deux cas qui touchent directement notre équipe nous rappellent à l’envi que même en faisant très attention, le risque est toujours présent. Selon les autorités sanitaires italiennes que nous avons contactées, les membres de notre team qui ont été en contact avec Rossi jusqu’à lundi n’encourent pas de risques. Mais nous allons être encore plus attentifs, pour minimaliser un maximum les risques ces prochains jours», explique ainsi Lin Jarvis, le patron de Yamaha Motorsport.

Le mal est-il dans la «bulle»?

Reste «la» question que tout le monde doit se poser: organisé comme une bulle dans laquelle il faut montrer patte blanche – contrôle négatif – pour y entrer, et où les contacts sont le plus limités possible, le paddock est-il vraiment imperméable?

Quand on sait l’importance de l’œuvre de Valentino Rossi – un team en Moto3, un team en Moto2, deux autres pilotes, Morbidelli et Bagnaia, en MotoGP -, le risque n’est-il pas présent d’une multiplication des cas? Non, si l’on en croit le traçage des faits et gestes de la star depuis dimanche dernier.

Dimanche après-midi, Rossi a quitté Le Mans pour Tavullia. Mardi, il a subi le test PCR obligatoire pour les pilotes – et les autres membres de la bulle MotoGP – qui rentrent à la maison entre deux courses; le résultat, rendu mercredi, était négatif.

Mercredi, Rossi s’est entraîné à la maison et se sentait en pleine forme. Jeudi, il s’est réveillé en étant peu bien, avec une fièvre légère; il a appelé immédiatement un médecin qui a effectué deux tests; un «PCR rapide» dont le résultat était négatif, puis un «PCR standard» dont le résultat, divulgué à 16 heures aujourd’hui, était malheureusement positif.

Toujours selon Yamaha: «Entre dimanche soir et lundi, Valentino n’a été en contact avec aucune personne actuellement présente dans le paddock d’Aragon, que ce soient les pilotes de son académie, le staff de VR46 ou les membres du team Yamaha MotoGP.»

La phrase du jour: Danilo Petrucci

AFP

«A un moment de ma vie, j’ai pensé devenir cuisinier. Mais j’ai vite compris que j’étais meilleur pour manger que derrière les fourneaux. Alors, je suis devenu pilote de course»: le vainqueur du GP de France de dimanche dernier, Danilo Petrucci, a retrouvé toute sa bonne humeur.

Un divorce et des fiançailles prolongées

AFP

La collaboration entre Albert Arenas, l’actuel leader du championnat du monde Moto3 et le team dirigé par Jorge «Aspar» Martinez se prolongera l’an prochain, mais à l’échelon supérieur, la classe Moto2.

En revanche, le héros malheureux du GP de France Moto2, l’Américain Joe Roberts, va quitter American Racing pour rejoindre le team italien Italtrans, où il remplacera Enea Bastinini, qui fera le saut en MotoGP.

On ne sait pas ce que va devenir ce qui était la structure technique de l’ex-team suisse qu’Eitan Butbul, qui est aussi le manager personnel de Roberts, avait repris en assumant un joli paquet de dettes laissé par son prédécesseur.

Lorenzo Fellon chez papa Simoncelli

Marco Larcinese, le manager genevois de l’Avignonnais Lorenzo Fellon (16 ans, il est le fils du découvreur de Johann Zarco) a réussi son coup: son protégé, actuellement engagé en championnat du monde Moto 3 Junior – il occupe le douzième rang provisoire à trois courses de la fin - va faire le grand saut en mondial Moto3 l’an prochain, dans le team SIC58-Honda du papa du regretté Marco Simoncelli. Il aura pour équipier le Japonais Tatsuki Suzuki.

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1 commentaire
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Yenamarre

16.10.2020 à 06:33

Et qui n'a pas encore été testé positif, il y en a partout et dans toute les entreprises. Dans les politicards comme dans le sport... on a beau fait de se protéger mais l'on doit vivre aussi. Il n'y a pas besoin de mettre la faute sur quelqu'un.