15.04.2013 à 11:09

Roussey ou roussi?

Football

Notre journaliste Jacques Wullschleger s'inquiète de la situation sportive du Lausanne-Sport. Il pointe du doigt le manque de vision des dirigeants lausannois.

par
Jacques Wullschleger
Laurent Roussey est-il heureux au LS?

Laurent Roussey est-il heureux au LS?

Keystone

Le dimanche 7 avril, le LS a perdu plus qu’une partie : un public, une considération que cinq minutes de folie - le score passa de 0-2 à 2-2 - ne gomme pas. Le visiteur, Thoune, était à la portée de l’hôte mais une âme l’habitait, qui l’invita au succès. «Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’équipe», nous dit un joueur du LS, longtemps après le match. Dans cette formation lausannoise aujourd’hui reléguable, il y a de l’abandon. Le revers enregistré samedi à Lucerne aggrave encore son cas.

A l’heure où 16 joueurs arrivent en fin de contrat, la décence voudrait que le président soit présent. Dans son équipe, il y a de l’incertitude. Ce manque de sérénité rejaillit dans le jeu et dans les gestes. Même simples ils sont devenus compliqués et surtout des cadeaux pour l’adversaire. Dans toutes les entreprises, c’est pareil : quand l’ambiance n’est pas bonne, le travail n’est pas bon.

Seize joueurs ne savent pas ce qu’ils vont devenir. Depuis peu il y en a peut-être un de moins mais ça se saurait. Cette politique attentiste voulue par le club n’est pas saine. Au LS, il n’y a pas de directeur sportif. Un connaisseur des affaires. S’il y en avait un, la situation serait très différente. Or, une telle personne coûte des sous et le LS est dans les chiffres rouges. La faute à qui? Et les primes, sont-elles toutes versées?

A l’heure où un stade de football neuf devrait pousser sur les hauts de Lausanne - le conditionnel est de mise tant la situation est floue et où il se dit tout et son contraire -, la marche lausannoise n’incite pas à l’optimisme. Qui a dit qu’une relégation arrangerait bien les affaires, à défaut de la classer?

Le LS vit très mal. L’entraîneur Laurent Roussey fait avec les moyens du bord. L’environnement est d’un calme assourdissant. Le Français est un grand professionnel. Un technicien. Un fossé le sépare de son entourage proche. Il nous étonnerait que l’ex-Stéphanois, en fin de contrat aussi, reste au LS.

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