Football: Royal comme Manuel Akanji

Actualisé

FootballRoyal comme Manuel Akanji

Le deuxième prénom du défenseur central de 22 ans, Obafemi, signifie «roi» au Nigeria, le pays de son père. Le très serein jeune homme s'est confié sur sa carrière, en quatre points.

par
Tim Guillemin
Lugano
Manuel Akanji, une force tranquille pour l'équipe de Suisse.

Manuel Akanji, une force tranquille pour l'équipe de Suisse.

Keystone

Lucien Favre nouvel entraîneur du Borussia Dortmund

«Je n'en ai entendu que du bien»

«Lucien Favre? Je me réjouis de travailler avec lui à Dortmund. J'ai entendu de la part des joueurs qui sont passés sous ses ordres qu'il était très fort pour les faire progresser. Apparemment, il a ce donlà. J'en ai parlé avec des joueurs de l'équipe nationale, mais aussi d'autres que je connais. Tant mieux pour moi. Je dois dire que jusqu'à aujourd'hui, je n'ai entendu que du bien de lui. Mais je ne l'ai pas encore eu au téléphone, donc c'est difficile pour moi d'en dire plus pour l'instant. J'aime bien me faire une opinion par moi-même, comme tout le monde, donc je vais attendre le début de la préparation pour vous en dire plus sur lui. Tout le monde espère que la saison à venir sera meilleure, les supporters, la direction, nous sur le terrain. Des joueurs vont arriver, d'autres vont partir, un nouvel entraîneur va arriver. On a évidemment des hautes ambitions et on va devoir répondre présent.».

Son transfert à vingt millions depuis Bâle

«J'ai donné mes arguments»

«Ma première partie de saison avec Bâle était intéressante. On est sortis du groupe en Ligue des champions et on était à deux points d'YB en championnat malgré un début de saison compliqué. Lorsque j'ai compris qu'une grande équipe comme Dortmund s'intéressait à moi, j'ai commencé à réfléchir et je me suis dit que j'avais envie d'y aller. J'ai entendu autour de moi que je devrais attendre l'été, que partir l'hiver n'était pas une bonne idée. Je n'étais pas d'accord. Bâle aurait aimé me garder jusqu'au juin. J'ai insisté, donné mes arguments à Marco Streller qui les a écoutés et aujourd'hui, je constate que j'ai fait le bon choix. Je me suis mis à sa place et lui s'est mis à la mienne. On a fini par trouver un accord. Coûter 20 millions, ça ne m'a pas perturbé. Il y a des joueurs qui sont partis pour 200 millions, vous savez (rires). Je n'y pense pas. Je veux être content de moi, c'est tout.»

Les chances de la Suisse en Russie

«Sortir du groupe, ce serait bien»

«Si on est aussi solides défensivement, comme les gens le disent, c'est qu'on travaille bien ensemble. Vladimir Petkovic nous le répète sans cesse: on doit agir en équipe. Et pas juste à onze. Un exemple: contre l'Espagne, Denis Zakaria a vraiment très bien joué. On n'a pas que onze titulaires, mais un groupe qui peut répondre présent. Granit Xhaka n'était pas là, mais on a obtenu le résultat sans lui, comme on devra en obtenir un face au Brésil même si un joueur régulièrement titulaire est absent. Après, c'est sûr que pour un défenseur central, jouer avec Granit Xhaka devant soi, c'est le top. Il est toujours disponible, donc c'est facile de le trouver à la relance. Et du point de vue défensif, on est en sécurité avec lui, car il ne se cache jamais dans les duels et il en gagne beaucoup. Une Coupe du monde réussie? Difficile à dire, ce sera mon premier grand tournoi… Je dirais que sortir du groupe serait bien et pourquoi pas passer un ou deux tours de plus. Après, ça dépend contre qui on tombe en huitièmes, aussi…»

Son ascension fulgurante depuis Winterhtour

«Je ne pouvais qu'en rêver...»

«Il y a trois ans, je jouais à Winterthour en Challenge League et là, je me retrouve à une semaine de jouer contre le Brésil dans une Coupe du monde! Evidemment qu'à l'époque je ne pouvais que rêver de jouer un tel match, je ne pouvais pas en faire un objectif. Tout est allé vite, mais je n'ai pas l'impression que ce soit allé trop vite. Si je vais jouer contre le Brésil? J'espère, oui. Je donne tout pour à l'entraînement et si je ne suis pas sur le terrain, je me dirai que j'ai des choses encore à améliorer. En Espagne, j'ai joué la première période dans l'axe à gauche et la deuxième à droite. Ce n'est pas une grande différence pour moi, mis à part qu'à gauche je dois un peu plus utiliser mon pied gauche (sourire). Quoi qu'il arrive, on essaie de relancer depuis derrière, on a les joueurs pour ça. Les quatre défenseurs centraux de cette sélection aiment relancer court, donc le sélectionneur le voit et nous encourage. Ça ne fonctionne pas toujours, on doit trouver le bon dosage, mais on ne va pas changer, quel que soit l'adversaire en face.»

Ton opinion