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Aéronautique et défenseRUAG pourrait supprimer jusqu'à 65 emplois à Thoune

RUAG envisage la suppression d'environ 65 emplois dans sa division Business Unit Land Systems, à Thoune, dans le canton de Berne.

RUAG, qui emploie quelque 7700 collaborateurs dans le monde, avait déjà dû restructurer en novembre 2011 sur son site d'Altdorf.

RUAG, qui emploie quelque 7700 collaborateurs dans le monde, avait déjà dû restructurer en novembre 2011 sur son site d'Altdorf.

Keystone

L'expiration à fin 2012 de gros projets portant sur plusieurs années et liés à l'armée suisse est la cause principale de cette restructuration qui pourrait entraîner ces dizaines de suppressions de postes.

Le groupe, actif dans l'armement et la technologie, a ouvert une procédure de consultation avec les représentants des salariés, a-t- il indiqué jeudi. L'entreprise bernoise, en mains de la Confédération, en a informé les partenaires sociaux. La suppression de 25 postes est d'ores et déjà une certitude.

Modernisation du char Léopard

L'expiration à fin 2012 de deux gros projets de plusieurs années pour la Business Unit Land Systems de RUAG Defence constitue le principal motif de cette mesure. Il s'agit du programme de modernisation pour le char Leopard et de la livraison du char de génie et de déminage Kodiak pour l'armée suisse.

«Il était prévisible, et aussi communiqué ouvertement, que ces commandes expireraient à fin 2012», explique Urs Breitmeier, directeur de RUAG Defence, cité dans le communiqué. «La Business Unit Land Systems à Thoune est parvenue à générer de nouvelles commandes internationales, mais dans le contexte actuel il n'a pas été possible de compenser entièrement la situation.»

Un phénomène aggravé par le franc fort, la crise économique et les restrictions touchant l'exportation suisse. RUAG, qui emploie quelque 7700 collaborateurs dans le monde, avait déjà dû restructurer en novembre 2011 sur son site d'Altdorf, dans son unité de génie mécanique. 40 postes étaient initialement menacés, mais seuls 15 avaient été supprimés, grâce au recours au chômage partiel.

(ats)

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