Actualisé 20.10.2018 à 12:30

Russe inculpée pour ingérence: Moscou réagit

Elections de mi-mandat

La Russie a condamné samedi l'inculpation la veille aux Etats-Unis d'une Russe pour ingérence dans les élections du 6 novembre. Elle dénonce des accusations «fabriquées».

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Le ministère américain de la Justice a retiré jeudi le dossier d'accusation contre un ancien conseiller de Donald Trump, Michael Flynn, poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe. (Vendredi 8 mai 2020)

Le ministère américain de la Justice a retiré jeudi le dossier d'accusation contre un ancien conseiller de Donald Trump, Michael Flynn, poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe. (Vendredi 8 mai 2020)

AFP
L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

AFP
Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone

A moins de trois semaines d'élections à haut risque pour Donald Trump, les Etats-Unis ont annoncé vendredi l'inculpation d'une Russe soupçonnée d'avoir organisé le financement d'une campagne de propagande sur les réseaux sociaux destinée notamment à peser sur ce scrutin. La réaction de Moscou ne s'est pas faite attendre.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a accusé «certains hommes politiques américains» de mener «une campagne de calomnie honteuse» à des fins politiques et «en même temps faire pression sur la Russie».

«Nous pensons que Washington est en train de fabriquer un prétexte afin d'imposer ses fameuses sanctions une fois de plus contre notre pays», a-t-il ajouté dans un communiqué. Moscou a averti Washington qu'en «faisant preuve d'hostilité», il ne s'attirerait qu'une réaction de «rejet encore plus forte».

Il a estimé qu'après des accusations similaires concernant l'élection de 2016 remportée par Donald Trump, «Washington tente de jouer la même carte à l'approche de l'élection aux Etats-Unis». Les Américains se rendront aux urnes le 6 novembre pour des élections parlementaires et locales de mi-mandat, qui ont une valeur de test pour Donald Trump.

Plusieurs pays visés

Une Russe de 44 ans, soupçonnée d'avoir organisé le financement d'une campagne de propagande sur les réseaux sociaux destinée notamment à peser sur ce scrutin, a été inculpée vendredi aux Etats-Unis.

Elle est la première personne inculpée pour ingérence dans ces élections législatives.

Elle est accusée d'avoir été la directrice financière d'une opération menée depuis Saint-Pétersbourg, baptisée «projet Lakhta» et financée par l'oligarque Evguéni Prigojine, selon le ministère américain de la Justice.

Cet homme d'affaires de Saint-Pétersbourg, surnommé le «chef» de Vladimir Poutine, parce que son entreprise de restauration a parfois servi le Kremlin, est déjà inculpé par la justice américaine qui le soupçonne d'être derrière une «usine à trolls», ayant cherché à favoriser Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.

Le «projet Lakhta», lancé en 2014, vise plusieurs pays, notamment en Europe. Les attaques contre les élections américaines de mi-mandat n'en sont qu'un volet.

«Semer la discorde»

«Le but stratégique de ce complot, qui perdure à ce jour, est de semer la discorde dans le système politique américain pour diminuer la confiance envers nos institutions démocratiques», a expliqué le procureur de Virginie.

Concrètement, ses membres, se faisant passer pour des Américains, ont multiplié les messages sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Instagram ou Twitter, pour attaquer certains candidats, soutenir des groupes radicaux ou aggraver le ressentiment des minorités, selon l'acte d'accusation.

L'ex-chef de campagne de Trump, Paul Manafort, connaîtra sa peine en février

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, reconnu coupable en août de fraude fiscale et bancaire, sera fixé sur sa peine le 8 février, a décidé vendredi un juge fédéral de l'Etat de Virginie.

(AFP)

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