Jeux paralympiques - Sa chaise sabotée, il la répare en vitesse et remporte l’or
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Jeux paralympiquesSa chaise sabotée, il la répare en vitesse et remporte l’or

Le Belge Peter Genyn a retrouvé son fauteuil roulant avec le cadre cassé et trois pneus crevés 45 minutes avant la finale du 100 m. Avec son staff, il l’a réparé en un temps record et s’en est offert un par la même occasion.

Archive: Peter Genyn après sa médaille d’or dans la finale de course en fauteuil roulant 400 m - T51aux Jeux Paralympiques de Rio de Janeiro, le 16 septembre 2016.

Archive: Peter Genyn après sa médaille d’or dans la finale de course en fauteuil roulant 400 m - T51aux Jeux Paralympiques de Rio de Janeiro, le 16 septembre 2016.

AFP

L’esprit sportif n’est pas donné à tous les athlètes. Le sprinter belge Peter Genyn en a fait les frais à Tokyo vendredi. Moins d’une heure avant de participer à la finale du 100 mètres paralympique dans la catégorie T51, il a découvert son fauteuil dans un bien sale état.

En effet, des vandales avaient cassé son cadre et trois pneus avaient été crevés. Après le choc de trouver son matériel dans cet état, celui qui avait remporté le titre à Rio et beaucoup d’autres acteurs ont tout fait pour qu’il puisse participer à la course. Mais l’histoire est bien faite, comme il l’a expliqué à la RTBF après sa course, très ému de sa médaille et son record (20,33 secondes):

«Tout le monde a bossé pour rafistoler cela. Je suis tellement fier et content d’avoir pu compter sur tout le monde, même sur d’autres délégations. Au final, la chaise était réparée avec du scotch! C’était très émouvant de pouvoir gagner, compte tenu des circonstances. Je ne l’avais jamais vécu auparavant. Je pense que c’est parce que l’un de mes adversaires déteste perdre. Je n’ai aucune idée de qui ça pourrait être…»

Pas une première

Un autre membre de la délégation belge, Roger Habsch, qui s’est illustré en remportant une médaille de bronze, avait vécu la même injustice un jour avant. Dans son cas, les roues de son fauteuil n’étaient plus alignées et les pneus avaient aussi été endommagés.

Aussi contactée par la télévision francophone belge, son entraîneure affirme «n’avoir jamais connu cela» auparavant. Elle explique aussi avoir tu l’affaire parce qu’elle était intervenue en même temps que le malaise de Joachim Gérard, athlète belge de tennis en fauteuil.

La fédération va déposer une plainte

L’épilogue heureux de cette histoire ne réduit en rien la gravité de l’acte antisportif. Après ces mésaventures, le Comité paralympique belge a annoncé avoir commencé les démarches pour le dépôt d’une plainte officielle auprès du comité d’organisation local des Jeux et du Comité international paralympique. L’idée est «de faire en sorte que ce genre de choses ne soient plus possibles à l’avenir».

(Sport-Center)

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