«Gilets jaunes»: Saccage des Champs-Elysées: 89 personnes jugées
Publié

«Gilets jaunes»Saccage des Champs-Elysées: 89 personnes jugées

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé en comparution immédiate 86 personnes impliquées dans les saccages des Champs-Elysées. 23 casseurs ont pris de la prison ferme.

1 / 150
Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

AFP
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone
Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

AFP

Vingt-trois condamnations à de la prison ferme ont été prononcées lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris, après la manif des gilets jaunes de samedi. Il a jugé 86 personnes en comparution immédiate, à la suite du saccage des Champs-Elysées lors de l'acte 18 des «gilets jaunes», a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

La source judiciaire n'a pas précisé la durée des peines de prison ferme. En dessous de deux ans, il est possible, dans certaines conditions, d'aménager des peines de prison ferme (semi-liberté ou placement sous surveillance électronique).

Le tribunal a décerné 17 mandats de dépôt, qui peuvent viser des personnes qui ont été condamnées ou des prévenus qui ont demandé un délai pour préparer leur défense.

Il y a eu sur ces deux jours de comparutions immédiates, procédure qui permet de juger une personne tout de suite après sa garde à vue, 19 condamnations à une peine de prison assortie d'un sursis ou d'un sursis avec mise à l'épreuve.

Le tribunal a également prononcé 10 condamnations à un travail d'intérêt général (TIG) ou à une peine de prison assortie d'un sursis avec obligation d'accomplir un TIG. Il y a eu six relaxes. Le tribunal a prononcé 54 interdictions de séjour à Paris.

«Dichotomie terrible»

Des journalistes de l'AFP qui ont assisté à des comparutions ont noté l'absence, dans les salles d'audience où elles se trouvaient, de profils ultraviolents. Lundi, Sylvain Niel, avocat de plusieurs prévenus, a mis en avant "une dichotomie terrible" entre les scènes de destruction et de pillage sur les Champs-Elysées et les dossiers présentés en comparution immédiate.

Par ailleurs, onze suspects ont été mis en examen après le pillage d'une boutique de bijoux et objets en cristal Swarovski sur la célèbre avenue. Trois d'entre elles ont été placées en détention provisoire et les huit autres sous contrôle judiciaire.

Une autre information judiciaire, après le pillage d'un magasin de bijoux Bulgari sur la même avenue, a également été ouverte. Dans ce cadre, un suspect a été présenté à un juge d'instruction.

Au total, 235 majeurs et 21 mineurs ont été placés en garde à vue à Paris à la suite de cet acte 18 des «gilets jaunes». Parmi les majeurs, 101 procédures ont été classées sans suite, dont 82 après un rappel à la loi.

(ats)

Votre opinion