Bienne (BE): Sacrifiés pour l'autoroute
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Bienne (BE)Sacrifiés pour l'autoroute

La construction d'une autoroute en milieu urbain demande des sacrifices. Inacceptables pour les opposants du contournement de Bienne par l'ouest.

par
Vincent Donzé
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Une allée de châtaigniers est déjà regrettée par Sascha Weibel, même si des acacias les remplaceront. Le 30 juin dernier, des avis affichant «Irremplaçable» ont été placardés sur la majorité des 745 arbres condamnés.

Une allée de châtaigniers est déjà regrettée par Sascha Weibel, même si des acacias les remplaceront. Le 30 juin dernier, des avis affichant «Irremplaçable» ont été placardés sur la majorité des 745 arbres condamnés.

Stefan Meyer
Le chantier sonne le glas de 200 appartements, dont 30 proches de la station inférieure du funiculaire Bienne-Macolin. Des surfaces de 150 m2 louées 1200 francs dans quatre immeubles partiellement protégés qui ne sont plus entretenus. Et dont le canton devient progressivement propriétaire, au fil des expropriations.

Le chantier sonne le glas de 200 appartements, dont 30 proches de la station inférieure du funiculaire Bienne-Macolin. Des surfaces de 150 m2 louées 1200 francs dans quatre immeubles partiellement protégés qui ne sont plus entretenus. Et dont le canton devient progressivement propriétaire, au fil des expropriations.

Stefan Meyer

Traverser Bienne, surtout aux heures de pointe, c'est la hantise des automobilistes et des camionneurs. Le contournement de la ville étant achevé côté est, sur l'axe Jura-Berne – ouverture le 27 octobre –, place maintenant au contournement ouest, côté Neuchâtel. Sauf que, selon les opposants, la planification est ratée.

Pour une alternative «sensée»

Depuis un an, le cinéaste Sascha Weibel, 54 ans, fait visiter le futur tracé en pointant ses défauts. «Je ne suis pas opposé à une autoroute souterraine, mais je suis contre les deux bretelles qui défigurent la ville côté lac», précise ce militant de l'association «Axe Ouest: pas comme ça!»

Le 20 mai dernier, une flash mob à vélo organisée par une sympathisante a réuni 1200 participants. Un hors-d'œuvre qui promet une forte mobilisation à la manifestation prévue samedi en faveur d'une alternative «sensée» au projet actuel, devisé à 2,2 milliards de francs.

Parmi les bâtiments et les activités sacrifiées sur l'autel autoroutier figure le Neptune, une bâtisse dédiée à la location de bateaux. Emblème romantique et sentimental, avec des volets du même bleu que ses embarcations. Mais ce n'est qu'un exemple.

Proche de la gare, le local Cactus dévoué aux toxicomanes devra aller voir ailleurs, trois ans après son déplacement de la vieille-ville aux anciens abattoirs. Un choix qui répondait à un critère primordial: sa position centrale. Tout sera à refaire. Comme pour les locataires, les étudiants ou les footballeurs, forcés de déménager.

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