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FranceSaisie de captagon, la «drogue des djihadistes»

C'est la première fois que cette substance illicite est interceptée dans l'Hexagone. Elle sert aux auteurs d'attentat.

Le captagon est un psychostimulant, créé à la fin des années 50.

Le captagon est un psychostimulant, créé à la fin des années 50.

Keystone

Quelque 135 kilos de captagon, considérée comme «la drogue des djihadistes », ont été saisis en janvier et février à l'aéroport parisien de Roissy, une première en France, a annoncé mardi la douane.

«Récemment présenté comme la drogue du conflit syrien , en raison des ravages qu'il cause dans ce pays, le captagon est un psychostimulant créé à la fin des années 50 et désormais principalement consommé au Moyen-Orient», rappelle la douane dans son communiqué. A base d'amphétamine, le captagon est connu pour être utilisé par des djihadistes auteurs d'attentat.

Cachés dans des moules

Les douaniers de Roissy en ont intercepté une première cargaison de 350'000 comprimés pour un poids total de 70 kilos le 4 janvier, en contrôlant des moules industriels en provenance du Liban et à destination de la République Tchèque.

«Une coopération avec les autorités allemandes et tchèques est alors mise en place (...) dans le but d'identifier les destinataires en République Tchèque», explique le communiqué. «Il s'avère que la cargaison est en réalité destinée à l'Arabie Saoudite, en passant par la Turquie».

Amphétamine

Le 22 février, les agents saisissent 67 kilos de comprimés de captagon dissimulés de la même façon, dans les parois des moules en acier. «Selon les analyses réalisées en laboratoire, les comprimés sur lesquels sont inscrits les 2 «C» caractéristiques du captagon, contiennent de l'amphétamine et de la théophylline (un bronchodilatateur et psychostimulant, ndlr)», précise le communiqué des douanes.

«C'est la première fois que cette drogue est saisie en France», relèvent-elles, ajoutant que la valeur de la marchandise est estimée à près de 1,5 million d'euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants.

(AFP)

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