12.10.2017 à 09:59

Corée du SudSamsung: la justice veut une peine plus lourde

Lee Jae-Yong, l'héritier de l'empire Samsung, a déposé un appel contre sa condamnation à cinq ans de prison, notamment pour corruption.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

Le ministère public sud-coréen a réclamé jeudi une peine plus sévère contre l'héritier de l'empire Samsung. Cette demande intervient au premier jour de son procès en appel dans l'affaire de corruption qui a provoqué la chute de l'ex-présidente Park Geun-Hye.

Vice-président de Samsung Electronics et fils du président du groupe Samsung, Lee Jae-Yong a été condamné en août à cinq ans de prison, notamment pour corruption, abus de bien sociaux ou encore parjure dans un scandale à tiroirs en lien avec des versements à la confidente de l'ombre de Mme Park, Choi Soon-Sil.

La justice avait estimé que Samsung avait versé un total de 8,9 milliards de wons (6,6 millions d'euros) pour acheter le soutien du gouvernement à la passation générationnelle du pouvoir au sommet du groupe à la suite de la crise cardiaque de son père en 2014. Mais le parquet, qui avait requis 12 ans de prison, avait fait appel de cette décision.

Petit-fils du fondateur du plus gros «chaebol» du pays, M. Lee, 49 ans, était présent jeudi à l'ouverture des débats devant la Haute cour de Séoul. Il y est apparu la mine sombre, vêtu d'un costume sans cravate.

Fusion dénoncée

Un représentant du ministère public a estimé que la décision de première instance avait été «trop légère» au vu du préjudice subi par des millions de retraités.

La fusion en cause concernait deux unités de Samsung, Cheil Industries et C&T. Elle avait été réalisée en 2015 après avoir reçu le feu vert de la Caisse nationale de retraites (NPS), un organisme public et un important actionnaire de Samsung.

Elle était considérée comme une étape clé pour la transition en douceur au sommet du groupe Samsung. Cette opération avait été dénoncée par certains actionnaires emmenés par le fonds spéculatif américain Elliott, qui estimaient que C&T avait été délibérément sous-évaluée.

Condamnation sans preuve

L'ancien ministre sud-coréen de la Santé, Moon Hyung-Pyo, a été condamné en juin à deux ans de prison pour avoir fait pression sur la NPS, sous tutelle de son ministère, pour qu'elle soutienne la fusion. «Les opérations en vue de la succession maximisaient les gains de M. Lee en sacrifiant les intérêts des actionnaires et retraités», a accusé Park Ju-Seong, le représentant du parquet.

Les avocats de M. Lee, qui a également fait appel de sa condamnation, ont de leur côté défendu l'idée que les versements de Samsung n'étaient pas des pots-de-vin mais des donations pour soutenir des athlètes, parmi lesquels figuraient la fille de Mme Choi. Ils ont fustigé une condamnation sans preuve selon eux. «Le principe de la preuve a été bafoué», a dénoncé le principal avocat du prévenu, Lee In-Jae.

(ats)

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