Football féminin - Sandy Maendly: «On connaît l'importance des premiers matches»
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Football fémininSandy Maendly: «On connaît l’importance des premiers matches»

La Suisse entame ce vendredi sa campagne de qualification pour le Mondial 2023 contre la Lituanie. La milieu de terrain genevoise fait le point sur ce nouveau défi.

par
Florian Paccaud
(Thoune)

Après avoir validé son billet pour l’Euro qui aura lieu l’été prochain en Angleterre, la Nati vise l’Australie et la Nouvelle-Zélande, où aura lieu la Coupe du monde 2023. Pour leur premier match qualificatif, les Suissesses affrontent la Lituanie ce vendredi soir à Thoune (19 h). Deux membres du Servette Chênois font partie de l’effectif de Nils Nielsen: Sandy Maendly (33 ans) et Thaïs Hurni (23 ans). La joueuse élue «meilleure milieu de terrain» du dernier championnat national, 77 matches avec le maillot helvétique, raconte dans quel état d’esprit se trouve son équipe au moment de débuter cette campagne.

Sandy Maendly, comment se passe ce rassemblement?

Bien, cela fait quelques mois que nous ne nous étions pas vues. À part un petit camp en juin où toutes les joueuses n’avaient pas pu être présentes, nous n’avions pas été ensemble depuis la qualification pour l’Euro contre la République tchèque. Donc il y avait une petite euphorie à nous retrouver, pour débuter ce rassemblement sur de bonnes bases.

Dans la sélection, il y a beaucoup de joueuses très expérimentées et aussi d’autres très jeunes: est-ce que la mayonnaise prend bien?

C’est un bon mix. La plupart des jeunes joueuses (ndlr: 4 sont nées en 2002 ou 2003) étaient déjà présentes lors des précédents rassemblements et tout le monde est bien intégré. Il n’y a pas de groupes au sein de l’équipe, on vit très bien ensemble. Et c’est très positif.

Vous restez sur deux victoires faciles contre la Lituanie lors des qualifications pour l’Euro (4-0, 0-3). Est-ce qu’il y a un risque à prendre ce match à la légère?

Non, même si on avait gagné, en Lituanie, on avait souffert. On les connaît, mais elles aussi elles nous connaissent et vont peut-être changer leur manière de jouer. On sait l’importance des premiers matches lors des qualifications. On va aborder cette rencontre avec le plus grand sérieux.

À l’entraînement, vous avez testé un système à 3 défenseuses…

On a essayé un nouveau système, mais on ne sait pas encore dans quel dispositif nous allons jouer. Cela donne plus de flexibilité à l’entraîneur, pour pouvoir être plus offensif. Il se peut qu’il y ait quelques essais, afin d’arriver dans les meilleures dispositions au prochain Euro.

Vous avez appris cette semaine qu’avec Servette, vous allez jouer en Ligue des champions contre Chelsea, Wolfsburg et la Juventus. Mais maintenant, c’est la Lituanie et la Moldavie. Est-ce dur de rester totalement concentré sur ces adversaires moins prestigieux?

Non, quand on est avec la Nati, c’est ce qu’il y a de plus haut. Les matches internationaux sont les plus importants. Pour le moment, je ne pense pas du tout au club, je suis totalement focalisée sur la sélection et le match à venir.

Cette semaine, Young Boys a battu Manchester United, au dernier Euro, la Suisse a sorti la France. Sont-ce des exploits qui vous inspirent?

Il y a de plus en plus de surprises dans le foot et c’est ce qui fait la beauté de ce sport. Rien n’est fait avant le coup d’envoi et sur nonante minutes tout est possible. En Suisse, on a tendance à être trop respectueux, mais maintenant, on voit qu’on peut rivaliser avec les plus forts.

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