Sans eau, rien ne va plus sur les alpages

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Suisse«Sans eau, rien ne va plus sur les alpages»

L’Aide suisse à la montagne et la centrale d’information agricole Agridea ont présenté des mesures pour prévenir les prochaines canicules estivales sur les alpages.

Image d’illustration.

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AFP

Désormais terminée, la période d’alpage 2022 a été marquée presque partout en Suisse par la sécheresse. De nombreux alpages ont manqué d’eau et certains ont dû être approvisionnés par hélicoptère (voir encadré). Pour «éviter que cela ne se reproduise à l’avenir malgré le changement climatique», l’Aide suisse à la montagne (ASM) et la centrale d’information agricole Agridea présentent ce mardi, une série de mesures que «les exploitations d’alpage peuvent prendre dès maintenant, pour prévenir les prochaines canicules estivales».

Comme le rappellent les deux organisations dans un communiqué de presse, «sans eau, rien ne va plus sur les alpages»: bétail, fromageries et buvettes d’alpage ont besoin de suffisamment d’eau propre pour vivre et bien fonctionner. Or, «le changement climatique entraîne de plus en plus de longues périodes de sécheresse et de canicule», poursuivent-elles. Résultat: des alpages qui n’avaient jamais connu de pénurie se retrouvent à sec.

«Dans ce contexte, une utilisation parcimonieuse de l’eau ainsi qu’une collecte et une distribution intelligentes de cette ressource deviennent de plus en plus importantes pour les alpages», déclarent l’ASM et Agridea. Après une étude menée dans cinq alpages suisses, les deux organisations présentent des mesures diverses pour relever le défi. «La palette va de l’exploitation de nouvelles sources au creusement d’un lac d’accumulation en passant par la construction de réservoirs d’eau ou l’installation d’une pompe solaire», détaillent-elles.

Bien que les défis posés par le changement climatique diffèrent d’une région à l’autre, tous les alpages suisses sont concernés. «Je recommande vivement à tous les alpagistes d’agir dès maintenant, afin de garantir leur futur approvisionnement en eau», déclare Leslie Berger, responsable de projets pour l’agriculture à l’Aide suisse à la montagne.

Les solutions proposées par l’ASM et Agridea ont des effets à long terme et nécessitent parfois de gros investissements. «Ceux-ci dépassent souvent les possibilités financières des alpagistes ou des communautés d’alpage. Dans de tels cas, l’Aide suisse à la montagne prend en charge le financement résiduel problématique avec des contributions à fonds perdus parfois importantes», conclut le communiqué.

Hélicoptères et opération spéciale

(comm/aze)

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