Athlétisme: Sarah Atcho: «J’aurais préféré courir le matin»
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AthlétismeSarah Atcho: «J’aurais préféré courir le matin»

Exemptée de premier tour pour sa place dans les 12 meilleures européennes sur 200m, la Lausannoise trépigne d’impatience.

par
Simon Vuille
Berlin
Sarah Atcho n'attend qu'une chose: commencer la compétition!

Sarah Atcho n'attend qu'une chose: commencer la compétition!

Keystone

- Sarah Atcho, comment vivez-vous cette semaine à Berlin avant votre entrée en lice en demi-finale du 200m vendredi?

C’est un peu long d’être là une semaine en avance, surtout que tout le monde a déjà commencé les compétitions. Il ne reste que moi, j’ai hâte de pouvoir enfin courir.

- Comment occupez-vous vos journées?

Le plus important, c’est surtout d'éviter la chaleur. Mardi, on a fait l’entraînement en plein soleil. J’ai eu un bon coup de chaud et je n’ai pas très bien dormi. Je ne m’étais pas rendu compte qu’il faisait aussi chaud, et ça peut quand même être pénalisant sur une course. Sinon, il faut faire du stretching, de la récupération, quelques entraînements dynamiques et puis se lancer!

- Avez-vous reçu des consignes sur la façon de gérer ces conditions extrêmes?

Non, ce sont des initiatives personnelles. On n'en a pas vraiment parlé, il aurait peut-être fallu avoir une petite réunion parce que la chaleur est vraiment incroyable. Courir sous 38 degrés, je n’y suis pas habituée. Heureusement, ils annoncent un peu plus frais ce vendredi.

- Vous arrivez à Berlin avec un statut de top 12 européen qui vous permet d’accéder directement aux demi-finales. Qu’est ce que ça change?

On est un peu privilégiés, mais pour moi ce n’est pas forcément la meilleure des choses. J’aurais préféré courir le matin d’abord, pour m’habituer à la piste. Au lieu des deux courses habituelles, je n’aurai qu’un essai pour réussir la course parfaite et me hisser en finale.

- Les athlètes parlent souvent de «course de leur vie» dans les grands championnats. Quelles sont les clés pour y arriver?

Il faut savoir sélectionner les courses parfaites. Jusqu’à maintenant, chaque année, j’ai réussi à faire la course qu’il fallait au bon moment. Je croise les doigts pour que ça continue en 2018. Un record personnel est indispensable pour passer en finale, c’est sûr.

- Mais comment fait-on pour se sublimer?

Je pense qu’il faut se laisser porter par le public. Il y a tellement de supporters suisses. L’ambiance est excellente et la chaleur est bonne pour le sprint. J’ai envie de faire un record personnel, mais j’ai l’impression que la piste n’est pas si rapide. Peu d’athlètes ont réalisé leur meilleur chrono sur 100m. Je me demande ce que ça va donner sur 200m.

- Revenons au 100m. Y a-t-il eu une petite frustration de ne pas y participer, alors que vous aviez le deuxième meilleur chrono suisse sur cette distance?

Oui, un petit peu. On a toujours envie d’être en concurrence contre tout le monde. Mais il faut savoir se concentrer sur les bonnes disciplines. Sur 4x100m, nous avons aussi de belles chances. Dans cette optique, faire autant de courses avant dimanche n’aurait pas été idéal.

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