Bosnie-Herzégovine: Sarajevo reproche à la Suisse d'avoir arrêté Naser Oric
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Bosnie-HerzégovineSarajevo reproche à la Suisse d'avoir arrêté Naser Oric

Le premier ministre de Bosnie-Herzégovine Denis Zvizdic a protesté auprès de Berne après l'arrestation de Naser Oric, arguant que l'ex-commandant de guerre n'est plus recherché par Interpol.

L'ex-commandant de guerre de l'ancienne enclave musulmane bosnienne de Srebrenica, Naser Oric.

L'ex-commandant de guerre de l'ancienne enclave musulmane bosnienne de Srebrenica, Naser Oric.

CAPTUR DÉCRAN - Inserbia.info

Les autorités suisses ont commis une erreur en arrêtant l'ex-commandant de guerre de l'ancienne enclave musulmane bosnienne de Srebrenica, Naser Oric, a affirmé ce vendredi 12 juin le premier ministre du pays, Denis Zvizdic. Selon lui, l'intéressé a été retiré de la liste de recherches d'Interpol.

S'exprimant à Sarajevo, Denis Zvizdic a annoncé une note de protestation à Berne. Survenue mercredi, l'interpellation de Naser Oric a été effectuée sur la base d'un mandat d'arrêt émis l'an dernier par la Serbie.

Agé de 48 ans, l'homme est soupçonné avec quatre autres personnes d'avoir commis en juin 1992 des crimes de guerre sur la population serbe à Zalazje, localité de l'est de la Bosnie située non loin de Srebrenica.

Les autorités judiciaires bosniennes se sont de leur côté dites surprises de ces accusations, n'en ayant jamais été informées par la Serbie.

Denis Zvizdic a exhorté vendredi la Serbie à respecter les dispositions d'un accord conclu en 2013 prévoyant que les procédures sont conduites dans le pays du suspect. Dans le cas de Naser Oric, ce serait donc la Bosnie et non la Serbie.

L'ancien général bosnien Jovan Divjak avait aussi été temporairement arrêté en mars 2011 à Vienne sur la base d'un mandat d'arrêt serbe. L'ex-président de la fédération de Bosnie-Herzégovine Ejup Ganic avait connu la même mésaventure une année auparavant dans un aéroport londonien.

(ats)

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