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Présidentielle françaiseSarkozy veut réduire de moitié le nombre d'immigrés en France

Le président français a dit mardi soir que, s'il est réélu, il diviserait par deux le nombre d'immigrés accueillis en France. Qu'il créerait un impôt minimum sur les bénéfices pour les grands groupes français et lancerait une initiative de paix au Proche-Orient.

Nicolas Sarkozy à l'émission des paroles et des actes sur France 2.

Nicolas Sarkozy à l'émission des paroles et des actes sur France 2.

Reuters

«Sur le quinquennat, je considère que pour relancer dans de bonnes conditions l'intégration, il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons, c'est-à-dire de passer de 180'000 (par an) aux alentours de 100'000», a dit Nicolas Sarkozy, qui brigue un second mandat, sur la chaîne de télévision France 2.

Il a aussi proposé de soumettre à des conditions de revenus et de logement et à un examen sur la pratique du français et la connaissance des valeurs de la République les candidats au regroupement familial et au mariage avec un ressortissant français.

2 à 3 milliards d'euros

Il a aussi dit qu'il allait «créer un impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes en France, les groupes du CAC 40, parce que j'ai découvert quelque chose qui n'est pas normal, c'est que ces grands maximisent les avantages fiscaux et une partie d'entre eux ne payent pas du tout d'impôt».

«On peut le faire par exemple sur le bénéfice mondial consolidé», a-t-il aussi dit. Le président sortant a dit que cette mesure serait prise dans le cadre du budget 2013, rapporterait deux à trois milliards d'euros à l'Etat et servirait à réduire les déficits publics.

Groupe évoqué

«Il restera à définir à partir de quand on est un grand groupe ou on n'est pas un grand groupe. Je parle des grands groupes internationaux», a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a cité l'exemple de Total.

Il a également dit qu'il voulait se rendre en Israël et chez les Palestiniens juste après sa victoire, s'il est réélu, et prendre une «initiative» pour faire de 2012 «l'année de la paix» au Proche-Orient.

«Quelques jours après, je partirai en Israël et chez les Palestiniens, parce que je souhaite que la France, et derrière la France toute l'Europe, nous prenions une initiative pour que l'année 2012 soit l'année de la paix entre Israël et les Palestiniens», a-t-il dit.

S'»il y a un peuple au monde qui doit pouvoir comprendre l'aspiration des Palestiniens à avoir un Etat, c'est le peuple israélien», a-t-il poursuivi. «Le peuple juif a attendu tellement longtemps son Etat qu'il peut comprendre l'aspiration des Palestiniens qui est exactement la même. Ca fait des siècles qu'ils vivent à côté les uns des autres», a-t-il souligné.

Souhait

Nicolas Sarkozy a par ailleurs rappelé que «la Shoah, l'extermination des Juifs» pendant la Seconde guerre mondiale, «ça a été fait en Europe», et non pas au Proche-orient.

Et il a souhaité que le président américain Barack Obama soit réélu en novembre prochain.

Dans les derniers sondages, Nicolas Sarkozy est distancé au premier tour par François Hollande, de 2 points (CSA) 4,5 points (Ipsos- Logica) et jusqu'à 8 points (BVA). Il est battu au second tour.

(AFP)

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