05.01.2019 à 22:18

EnvironnementSauver le climat: il y a des solutions

La neutralité climatique est possible en mobilisant les nouvelles technologies qui valorisent le CO2. «Le Matin Dimanche» décrit la palette des solutions qui arrivent à maturité industrielle.

par
Pierre Veya
Longtemps confinée à des discussions d’experts, la capture et l’utilisation du CO2 entre enfin dans le débat politique.

Longtemps confinée à des discussions d’experts, la capture et l’utilisation du CO2 entre enfin dans le débat politique.

graphicsdunia4you/iStockphoto

On recycle les métaux, les plastiques et le papier. Pourquoi ne le ferait-on pas pour le dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre d’origine humaine contribuant au réchauffement du climat? La molécule de CO2, qui a si mauvaise réputation dans les débats, mérite d’être réhabilitée. Inerte, non toxique à faible concentration, indispensable à la croissance des plantes, cette molécule peut devenir une ressource pour produire des biens utiles et nous aider dans la transition énergétique.

En clair, le CO2 ne doit plus être considéré comme un simple déchet dont il faut à tout prix se débarrasser mais comme un élément central dans une approche globale de réduction de la concentration de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Dans les pages qui suivent, nous explorons les voies qui font du CO2 un allié stratégique dans l’une des causes les plus importantes pour le futur de l’Humanité.

Bien sûr, nul ne remet en cause la nécessité de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, en particulier de CO2 d’ici à la fin du siècle. L’effort à accomplir est gigantesque: réduire drastiquement les émissions de CO2 pour parvenir à une neutralité carbone en 2050, soit à des émissions qui ne devront pas être supérieures à ce que les puits naturels (océans, forêts) et artificiels (stockage géologique, utilisation dans les produits) peuvent absorber. À l’évidence, les promesses politiques actuelles de réduction n’y suffiront pas. Il faut envisager une approche plus radicale et l’inscrire dans les processus industriels.

Les énormes flux de CO2 concentrés émanant des industries lourdes (cimenteries, aciéries, centrales thermiques au charbon, incinérateurs, etc.) peuvent être captés et neutralisés. Ces rejets peuvent être injectés dans des couches géologiques profondes imperméables; ou, option complémentaire prometteuse, ces mêmes flux de dioxyde de carbone peuvent servir à la fabrication de plastiques, de matériaux de construction ou être combinés avec l’hydrogène pour produire des carburants synthétiques pour l’aviation, l’automobile ou le secteur maritime.

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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