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Grande-BretagneSavile aurait aussi agressé sexuellement dans un hôpital

L'ex-animateur vedette de la BBC Jimmy Savile, décédé en 2011, aurait commis des centaines d'agressions dont 63 dans un hôpital révèle un nouveau rapport.

Jimmy Savile est mort en octobre 2011 à l'âge de 84 ans.

Jimmy Savile est mort en octobre 2011 à l'âge de 84 ans.

Keystone

Jimmy Savile a agressé sexuellement 63 victimes âgées de huit à quarante ans rien que dans un seul hôpital, selon un rapport publié ce jeudi 26 février qui continue de révéler l'ampleur des méfaits de l'ex-animateur vedette de la BBC.

Le rapport, commandé par le service public de santé britannique (NHS), affirme en outre que des membres du personnel de cet hôpital, le Stoke Mandeville, situé au nord-ouest de Londres, étaient au courant de ces agressions parce que certaines victimes en avaient parlé mais que la direction n'en avait pas été informée.

Du fait de sa célébrité et de son association caritative destinée à lever des fonds pour les hôpitaux publics, Jimmy Savile, mort en octobre 2011 à l'âge de 84 ans, sans jamais avoir été inquiété, pouvait y circuler librement.

Pire prédateur sexuel

Ce n'est qu'un an après sa mort qu'une enquête journalistique a dévoilé les centaines d'agressions qu'il a commises, conduisant Scotland Yard à le décrire comme «le pire prédateur sexuel de l'histoire du pays».

Selon Androulla Johnstone, responsable de l'enquête qui a abouti au rapport sur Stoke Mandeville, les agressions y allaient de «l'attouchement au viol» et concernaient aussi bien des patients, des visiteurs que des employés.

Un second rapport publié jeudi, estime que Savile a commis des agressions dans 41 hôpitaux publics au cours d'une période allant du début des années 1960 à 2009. L'avocate de 44 de ses victimes, Liz Dux, s'est élevée contre le blanc-seing accordé aux dirigeants de Stoke Mandeville, jugeant «inconcevable» que le rapport n'ait trouvé aucune preuve qu'ils aient été au courant des abus.

«Ces gens qui savaient ce que faisait Savile et qui ont reçu des rapports vont s'en tirer à bon compte», a-t-elle dénoncé.

Victimes vulnérables

Le ministre de la Santé Jeremy Hunt, entendu jeudi par les parlementaires sur ces rapports, a estimé que les gens n'ont pas osé «poser les bonnes questions, les questions difficiles», en raison de sa célébrité et de sa générosité affichée. «Les gens étaient soit trop éblouis soit trop intimidés (...) pour l'affronter», selon lui.

Evoquant Stoke Mandeville plus particulièrement, il a ajouté que les victimes y avaient été majoritairement de sexe féminin et qu'une vingtaine d'entre elles étaient particulièrement vulnérables en raison de lésions à la moelle épinière.

(AFP)

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