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FOOTBALL«Savoir mettre son ego de côté»

Titulaire indiscutable avec Rennes mais remplaçant en équipe nationale, Gelson Fernandes évoque son statut particulier. Pour la Suisse, la victoire ce soir contre la Lituanie représente un devoir

par
Nicolas Jacquier
Saint-Gall
Gelson Fernandes accepte son rôle au sein de la Nati.

Gelson Fernandes accepte son rôle au sein de la Nati.

Keystone

Sous le maillot helvétique, il est l'incarnation du coéquipier modèle: toujours appelé, rarement aligné et encore moins souvent comme titulaire. Alors qu'il a disputé cette saison toutes les matches avec le Stade Rennais, qu'il avait rejoint cet été pour 4 ans, Gelson Fernandes apparaît comme le deuxième choix de Vladimir Petkovic.

Depuis le début de la campagne de qualification pour l'Euro 2016, le Valaisan ne compte pas la moindre minute de temps de jeu à son actif. Les trois premiers matches de la campagne, il les a suivis depuis le banc de touche.

«J'accepte ce rôle qui peut paraître ingrat, nous expliquait-il cette semaine, mais je me dois de respecter les choix du sélectionneur. Quand on porte le maillot de l'équipe de Suisse, il importe de savoir mettre son ego de côté. C'est la force du groupe qui doit compter en premier lieu. Chacun est un maillon, qu'il joue souvent comme certains, ou moins souvent comme c'est actuellement mon cas.»

13 fois titulaire

Depuis sa première sélection sous le maillot national en août 2007, fêtée par une victoire contre les Pays-Bas à Genève (2-1 grâce à un doublé de Barnetta), Gelson Fernandes compte 48 capes - 13 fois seulement en tant que titulaire, à 25 reprises comme remplaçant entré en cours de partie. Le 16 juin 2010, à Durban, il était entré dans l'histoire en inscrivant contre l'Espagne le deuxième de ses deux buts avec la Suisse - le premier l'avait été une année plus tôt en Moldavie.

Ce soir, dans une AFG Arena qui affichera complet, Gelson Fernandes et les Suisses savent qu'ils n'auront pas droit à l'erreur, qu'il leur faudra faire le jeu et surtout gagner pour effacer le double faux départ (défaite contre l'Angleterre et la Slovénie).

«On n'a pas le choix, conclut Gelson. La victoire est un devoir. Le groupe est confiant. On sait quelles sont nos qualités et comment les exprimer.» Pour que le scénario du bonheur l'emporte, il faudra juste que les Suisses se montrent plus réalistes à la conclusion. Faute de quoi...

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