Actualisé 28.04.2017 à 04:49

BusinessScandale autour de la ligne de vêtements Ivanka Trump

L’entreprise qui fait l’intermédiaire entre la société fondée par Ivanka Trump et les usines chinoises a multiplié les irrégularités.

par
Catherine Hürschler
AFP

En entrée de gamme, une robe signée Ivanka Trump se vend une centaine de francs sur Internet. Lors de la campagne présidentielle de son père, la renommée de sa marque de vêtements est montée en flèche, tout comme le chiffre d’affaires qui était de près de 18 millions de francs en début d’année. Le Washington Post vient de révéler dans une enquête les conditions salariales des ouvriers chinois qui fabriquent les tenues. À dire vrai, Ivanka Trump n’est pas pointée du doigt car elle a démissionné de ses fonctions en début d’année, mais c’est elle qui a choisi en 2012 le groupe G-III Apparel Group, lequel a ensuite mandaté une usine de couture chinoise.

Charges sociales pas respectées

Les chiffres obtenus par le journal américain montrent que les employés travaillaient pour un dollar de l’heure, pour des semaines de 60 heures. Entre septembre 2015 et août 2016, les heures supplémentaires illégales étaient la norme, selon un rapport d’inspection établi en octobre dernier par une association indépendante qui surveille l’industrie du textile. L’audit signale également que les charges sociales ne sont pas respectées et que le solde de vacances disponible n’était que de cinq jours par an. Ivanka Trump, 35 ans, avait déclaré en 2012 que G-III Apparel Group était un partenaire de qualité. Le salaire mensuel des ouvriers chinois est inférieur à 280 dollars. Il y a moins de 10 jours, le gouvernement chinois a accordé à Ivanka Trump le droit d’exploiter trois nouvelles marques. Son avocat a expliqué qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts car la «First Daughter» ne prendra aucune décision stratégique dans ce domaine.

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