Allemagne: Scandale VW: «Je suis optimiste»
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AllemagneScandale VW: «Je suis optimiste»

Le chef du gouvernement de Basse-Saxe considère que le sort du constructeur allemand n'est pas scellé.

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Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Keystone
Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Keystone

La survie de Volkswagen et sa capacité à investir pour l'avenir ne sont pas menacées par les scandales de trucage qui secouent le géant automobile allemand, a assuré vendredi un membre influent du conseil de surveillance. «Heureusement, la substance économique du groupe est très solide, et je suis optimiste», a déclaré au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) Stephan Weil, chef du gouvernement de l'Etat régional allemand de Basse-Saxe, actionnaire de Volkswagen.

Il a estimé qu'il y avait au sein des instances dirigeantes du groupe «un consensus» sur la nécessité de continuer à investir dans des projets d'avenir, en dépit des charges financières potentiellement énormes entraînées par le scandale des moteurs truqués et celui des niveaux de CO2 falsifiés.

Des milliards de pénalités

Volkswagen a installé un logiciel truqueur sur les moteurs diesel de 11 millions de voiture, pour fausser les résultats des tests antipollution, et menti sur le niveau d'émission de C02 de 800'000 autres. Il lui en coûtera des milliards d'euros en rappel, en pénalités et dédommagements divers. Mais «le pire que Volkswagen pourrait faire maintenant serait de remettre en cause sa compétitivité en faisant des économies à outrance», a déclaré M. Weil.

Il s'est insurgé contre l'interprétation privilégiée par les médias et nombre d'observateurs des raisons profondes du scandale, à savoir une culture d'entreprise autoritaire qui aurait été le seul fait de l'ex-patron Martin Winterkorn et de son mentor, l'ex-président du conseil de surveillance Ferdinand Piëch.

«Je me refuse à dire: +c'est le résultat de l'ère Piëch/Winterkorn+», a dit l'homme politique, «la constitution d'une culture d'organisation est un processus beaucoup trop complexe pour pouvoir le réduire à deux personnalités».

Maintenant, «la question la plus difficile est, comment arrivons-nous à transformer la culture de Volkswagen, qui est inacceptable, en une bonne culture d'entreprise. Cela ne se fera pas en deux ou trois workshops», a-t-il concédé.

(AFP)

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