08.03.2016 à 11:20

Moteurs truquésScandale VW: le nombre de suspects augmente

L'enquête menée par le parquet de la ville allemande de Brunswick vise dorénavant 17 personnes, a annoncé le procureur mardi.

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Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Keystone
Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Keystone

L'enquête ouverte par le parquet de Brunswick très rapidement après l'éclatement de l'affaire fin septembre dernier vise à déterminer qui a pris l'initiative du trucage. Parmi les personnes ciblées aucune n'est membre actuel ou passé du directoire.

«Le nombre des suspects dans la procédure sur les manipulations aux émissions d'oxydes d'azote est passé de 6 à 17», a déclaré le procureur de Brunswick Klaus Ziehe. Volkswagen a manipulé les moteurs diesel de 11 millions de voitures dans le monde, une supercherie qui selon le groupe était le fait d'une «poignée de personnes».

L'enquête ouverte par le parquet de Brunswick très rapidement après l'éclatement de l'affaire fin septembre dernier vise à déterminer qui a pris l'initiative du trucage. D'autres plaintes et enquêtes sont en cours dans de nombreux pays, de la part des autorités, de clients s'estimant floués et d'actionnaires qui ont laissé des plumes dans la dégringolade du cours de l'action Volkswagen.

Techniciens et ingénieurs visés

Un rapport détaillé rédigé par un cabinet d'avocats mandaté par Volkswagen, et dont l'AFP a obtenu copie cette semaine, apporte des éléments de réponse sur l'enchaînement des événements, datant notamment de novembre 2006 la décision d'installation du logiciel truqueur sur un certain type de moteur.

La manipulation permettait aux véhicules d'identifier les phases de test, et d'émettre les quantités permises de gaz polluants pendant celles-ci, alors qu'ils les dépassaient allègrement le reste du temps.

Les avocats de Volkswagen imputent la responsabilité de la tricherie à des techniciens et ingénieurs, à des niveaux hiérarchiques «en dessous du directoire».

Cadres suspendus

Le patron de l'époque, Martin Winterkorn, a démissionné dès septembre dernier. D'après les récentes révélations, il aurait pu être au courant du problème dès mi-2014, quand un mémo l'a alerté sur les questions soulevées par l'autorité californienne de l'environnement.

Quelques cadres de Volkswagen ont été suspendus ou limogés depuis l'éclatement de l'affaire, notamment le directeur de la recherche de la filiale Audi.

(ats)

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