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FootballSchällibaum: «J'ai découvert toute l'Amérique»

Marco Schällibaum, qui vient d'être remercié par l'Impact de Montréal, revient sur son expérience outre-Atlantique. Accessoirement, il est sur le marché.

par
Simon Meier
Keystone

Marco Schällibaum, comment vivez-vous la perte de votre poste d'entraîneur à l'Impact de Montréal quelques jours avant Noël?

Ce n'est jamais drôle, bien sûr. C'est vrai qu'on n'a pas été bon sur la fin, on était un peu cuit physiquement. Mais on a gagné la Coupe du Canada, on s'est qualifié pour les play-off, on est la meilleure équipe canadienne de ces dix dernières années.

Justement: vous avez atteint les objectifs fixés et le président avait promis que vous resteriez en place si tel était le cas. Que s'est-il passé?

J'ai encore un an de contrat, je dois faire attention à ce que je dis. Il y avait certaines choses à gérer dans le vestiaire, je voulais changer un certain nombre de choses au sein du club, dont on ne voulait pas. Après en avoir discuté, on a jugé qu'il valait mieux s'arrêter là.

Que retiendrez-vous de cette petite année?

Beaucoup de positif. Je ramène énormément de choses dans mon cœur. Montréal d'abord, une superville, où le stade était toujours plein. Et j'ai découvert toute l'Amérique. Un déplacement là-bas, ce n'est pas 250 kilomètres comme en Suisse, mais 3000 ou 4000. Et, sur le plan sportif, je peux quand même dire que je suis fier de ce qu'on a fait.

Vous revenez aussi du Canada avec un surnom: le «volcan suisse». Vous plaît-il?

J'ai dû aller en tribune deux ou trois fois (ndlr: il a été suspendu à quatre reprises sur un total de cinq matches), les règles sont différentes là-bas, et ça m'a pris un peu de temps. Une fois, j'ai juste voulu parler à un arbitre à la mi-temps, une fois je suis sorti de 2 mètres de ma zone, et tu es suspendu direct. Mais je n'ai pas gueulé, je n'ai pas été incorrect. Tant qu'on reste dans les limites, c'est toujours bien s'il y a des émotions. Après, ce surnom, même s'il n'y a pas tellement de volcans en Suisse, je le trouve plutôt sympa.

Vous considérez-vous sur le marché ou avez-vous envie de prendre du temps pour vous?

Il me faut une ou deux semaines pour recharger les batteries, et là, ça fait un mois que je suis en pause. Il y a toujours du positif dans le négatif, puisque je suis en train de faire du ski en famille en Autriche. Après, oui, je suis ouvert. Mais le marché suisse est petit.

Il peut vite bouger, de Genève à Bâle en passant par Sion…

On verra, je ne suis pas pressé. Je vais commencer par réactiver quelques connexions, aller voir ce que font les autres.

Où?

J'ai envie d'aller à Munich, où je connais bien Rummenigge. J'ai envie de rendre visite à Lucien Favre, avec qui j'ai aussi joué à Servette et qui fait un excellent travail à Mönchengladbach. J'ai envie d'aller voir Uli Forte à Berne, Carlos Bernegger à Lucerne et puis Bâle, qui n'est pas loin de chez moi.

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